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Démission du président du Grand Conseil VD

Yves Ravenel démissionne du Grand Conseil vaudois

Yves Ravenel démissionne lundi avec effet immédiat de ses fonctions de président et de député du Grand Conseil vaudois. L'élu UDC était dans la tourmente depuis la révélation d'une condamnation pour menaces sur son épouse. Le bureau du Parlement salue cette décision.

(ats) Le syndic de Trélex a annoncé sa décision dans un communiqué publié lundi soir. Dénonçant une "déferlante médiatique" sur sa vie privée, il a reconnu que "la confiance et la sérénité requises pour représenter les Vaudoises et les Vaudoise ne sont plus rassemblées".

Dans un communiqué envoyé dans la foulée, le Bureau du Grand Conseil a salué "sa décision de faire primer l'intérêt des institutions, permettant ainsi au Grand Conseil de continuer à fonctionner sans crise majeure". La 1ère vice-présidente, Sonya Butera, qui avait déjà repris le perchoir dans l'urgence la semaine dernière, exercera la charge présidentielle ad intérim jusqu'au terme de l'année parlementaire, à savoir le 30 juin 2020.

Le président du Grand Conseil vaudois était sous le feu des médias depuis la révélation de sa condamnation, l'été dernier, pour menaces qualifiées et tentative de menaces qualifiées sur son épouse. Une condamnation à laquelle il avait d'abord fait opposition, avant de l'accepter.

Yves Ravenel assure n'avoir jamais commis de violences physiques envers sa femme, avec qui il est en procédure de divorce depuis plusieurs années. Il reconnaît avoir cassé des ampoules devant la maison de sa future ex-épouse avec un balai. Il réfute en revanche avoir jeté ce balai en direction de sa femme. Il nie aussi un précédent épisode, qui l'aurait vu prononcer une menace de mort.

Concernant ses mandats politiques, Yves Ravenel dit avoir "été honoré d'avoir pu être au service des Vaudoises et des Vaudois", et en particulier d'avoir assumé la présidence du Grand Conseil durant les six derniers mois.

"Tout au long de ma carrière politique, j’ai eu à cœur de défendre, de valoriser et de représenter les institutions de notre canton. J’ai la conviction de les avoir servies avec loyauté et diligence", a-t-il expliqué dans un communiqué de presse.

Sa démission avait été exigée par les socialistes, les Verts et la gauche radicale, dès que l'affaire est sortie au début de la semaine passée. Les autres groupes parlementaires étaient restés réservés. Seule l'UDC avait défendu son poulain. Elle tiendra un point de presse mardi matin.

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