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La Suisse et la Gambie signent des accords

Accords sur l'aviation et la migration entre la Suisse et la Gambie

La Suisse et la Gambie ont signé mardi un accord sur l'aviation civile et un autre sur les migrations. La signature a eu lieu lors d'une visite d'État de la vice-présidente de la Gambie, Isatou Touray, à Berne.

(ats) La conseillère fédérale Karin Keller-Sutter a eu un échange de vues sur les questions de migration avec Mme Touray dans le but de renforcer la coopération entre les deux pays, a indiqué le Département fédéral de justice et police (DFJP) dans un communiqué. La Gambie est touchée par une forte émigration vers d'autres pays de la région, mais aussi l'Europe et les États-Unis.

Dans ce contexte, le Secrétariat d'État aux migrations (SEM) souhaite soutenir davantage les autorités gambiennes dans la gestion de la migration, notamment grâce à des projets sur place. Selon un porte-parole du DFJP, cela implique la réintégration des ressortissants gambiens rapatriés et des mesures de prévention des migrations.

L'accord qui vient d'être signé réglemente les modalités d'identification et de délivrance des titres de voyage de remplacement ainsi que d'autres questions touchant à l'organisation pratique du retour des ressortissants gambiens en séjour irrégulier en Suisse. La Suisse a jusqu'à présent conclu huit accords similaires, notamment avec l'Angola, le Cameroun, le Bénin et la Tunisie: ils s'ajoutent aux 56 autres accords conclus dans le domaine du retour.

Ignazio Cassis a pour sa part remercié la vice-présidente gambienne d'avoir ouvert une ambassade à Genève. L'autre accord signé mardi sur le transport aérien vise à permettre aux compagnies aériennes de proposer aux voyageurs et aux expéditeurs des prix et des services compétitifs sur des marchés ouverts tout en assurant un haut degré de sécurité.

Le cas de l'ex-ministre gambien de l'Intérieur Ousman Sonko, détenu en Suisse depuis 2017, n'a pas été abordé lors de cette visite d'Etat, a indiqué un porte-parole du DFJP à Keystone-ATS. Les raisons invoquées: des poursuites judiciaires sont actuellement en cours contre M. Sonko et il ne s'agit pas d'une question politique.

Le Ministère public de la Confédération accuse Ousman Sonko, dans ses fonctions d'ancien chef de la police et de ministre de l'intérieur de Gambie sous le régime de Yahya Jammeh, d'être responsable entre 2006 et 2016 de tortures commises par la police, des gardiens de prison et leurs sbires.

Ousman Sonko a été arrêté à fin janvier 2017 à Lyss (BE) après une dénonciation de Trial International, une ONG établie à Genève. Le Gambien avait déposé une demande d'asile et vivait depuis quelques mois au centre fédéral de requérants de Lyss.

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