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Formation professionnelle

Financement nouveau de l’année de préparation professionnelle

Les communes devraient cofinancer les salaires du corps enseignant responsable de l’année scolaire de préparation professionnelle. Cette mesure fait partie du programme d’allégement 2018 adopté par le Grand Conseil.

La révision permet en outre de créer les bases juridiques pour un financement des Championnats des métiers « SwissSkills », afin qu’ils puissent avoir lieu régulièrement à Berne. Photo: archvies

La Direction de l’instruction publique s’emploie à ce que le plus grand nombre possible de jeunes entrent directement en formation professionnelle ou dans une école moyenne à la fin de l’école obligatoire. Cela explique en partie la diminution de moitié, ces dix dernières années, du nombre de jeunes qui optent pour une année scolaire de préparation professionnelle (APP). Celle-ci reste une passerelle importante vers la formation professionnelle, en particulier pour les jeunes au statut de réfugié, qui ont besoin d’une préparation scolaire de deux à trois ans pour acquérir les compétences et le niveau linguistique nécessaires afin de commencer un apprentissage.

Si l’intégration des jeunes échoue, les coûts sociaux augmentent et doivent être financés par la compensation des charges. En outre, l’année scolaire de préparation professionnelle « Pratique et intégration » se charge aujourd’hui d’une partie des mesures d’intégration habituellement financées par le canton et les communes. Grâce à la formation professionnelle, à l’APP et aux écoles moyennes, environ 95% des élèves sont en possession d’un diplôme du secondaire II dans le canton de Berne.

C’est notamment cette prestation d’intégration qui a amené le Conseil exécutif à proposer, dans le cadre du programme d’allégement 2018, que les communes paient 30% des salaires du corps enseignant en charge de l’année scolaire de préparation professionnelle. Le canton assumera les 70% restants. Ce rapport est celui appliqué au financement des salaires du corps enseignant de la scolarité obligatoire. Par 98 voix contre 30 et 16 abstentions, le Grand Conseil a soutenu clairement cette mesure, qui permettra des économies annuelles de 10 millions de francs.

Modèle de mise en œuvre mixte
Les communes devraient supporter leur part des coûts de l’année scolaire de préparation professionnelle conformément au principe de causalité, c’est-à-dire en fonction du nombre effectif d’élèves qui suivent une APP. Les communes sont ainsi incitées à encourager plus fermement les jeunes à entrer directement dans la vie professionnelle.

Pour ce qui est des jeunes qui bénéficient d’un statut de réfugié et qui profitent avant tout des offres d’intégration, le Conseil exécutif propose un financement solidaire en fonction du nombre d’habitants. Il veut éviter de cette manière que les communes qui comptent une forte proportion de réfugiés ne soient désavantagées.

SwissSkills organisés régulièrement à Berne
En révisant la loi sur la formation professionnelle, le Conseil-exécutif entend créer les conditions nécessaires au déroulement régulier des SwissSkills, le Championnat des métiers, à Berne. Il sera autorisé à accorder des contributions à de futures manifestations ayant lieu à Berne, même si celles-ci ne peuvent plus être soutenues par le Fonds de loterie. Les milieux politiques et économiques bernois, mais aussi une grande partie du public, tiennent à ce que les SwissSkills se déroulent régulièrement dans la capitale. Il appartient à la fondation SwissSkills de décider de la fréquence d’organisation du Championnat national des métiers après avoir consulté les organisations du monde du travail.

Le Grand Conseil devrait débattre de la révision de la loi sur la formation professionnelle, la formation continue et l’orientation professionnelle lors de la session de novembre 2018. Le Conseil exécutif propose de renoncer à une seconde lecture.

CBE

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