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Bienne

Favorable à une expulsion

Abu Ramadan continue de faire beaucoup de bruit.

PHoto Matthias Käser

L’affaire Abu Ramadan continue de faire beaucoup de bruit. «Je reste profondément choqué par les propos que cet imam a pu tenir», insiste Beat Feurer, directeur de l’Action sociale et de la sécurité. L’imam de 64 ans a récemment appelé à «anéantir les ennemis de l’islam» dans un prêche donné à la mosquée Ar’Rahaman, a révélé mercredi le Tages-Anzeiger (notre édition d’hier). Un appel à la violence et à la haine que le conseiller municipal UDC tient cependant à relativiser. «Nous prenons cette affaire très au sérieux. Mais je crois qu’il serait exagéré de parler de danger pour les habitants de Bienne. Je ne dispose d’aucune information allant dans ce sens.»

Vers une charte?
Pour sa part, Mohamed Hamdaoui annonce qu’il va intervenir au Grand Conseil ainsi qu’au Conseil de ville de Bienne pour proposer que les mosquées fréquentables bénéficient d’un «label de qualité». «De nombreux musulmans ont perdu confiance en leur mosquée. Ce que je propose est la rédaction d’une charte qui garantirait que la mosquée respecte l’état de droit ou que l’imam parle une des langues nationales», explique-t-il. Les salles de prière seraient libres de l’adopter ou non. «Mais elle leur donnerait une forme de reconnaissance.» Les termes de ces interventions doivent encore être précisés, «ce que je ferai très rapidement», promet le député.
La Ville a été informée le 11août dernier des agissements d’Abu Ramadan. Le groupe de travail «Extrémisme et radicalisation» a été aussitôt prié par Beat Feurer d’étudier les mesures à prendre face à cette situation. Bienne pourrait envisager de déposer une plainte pénale contre l’imam. «Sur un plan plus large, cette affaire nous pousse aussi à améliorer notre travail de prévention et d’intégration.» L’existence d’une mosquée n’étant soumise à aucune autorisation, la Ville n’a en revanche pas le pouvoir de fermer la mosquée Ar’Rahman.

De son côté, la police cantonale a confirmé hier ne disposer «d’aucune information relative à des actes relevant du droit pénal» perpétrés dans cette mosquée.

«Semer la discorde»  
Le Conseil municipal de Nidau, où l’imam réside depuis l’an 2000, a, dénoncé «un abus des structures et des institutions d’un Etat de droit». Le Lybien a touché 600000fr. de l’aide sociale durant 13 ans (soit environ 3850fr. par mois) sans jamais avoir mentionné ses activités de prédicateurs. La commune a lancé une procédure pour faire la lumière sur ce cas.

Mercredi soir, le maire de Bienne Erich Fehr a participé à l’émission «Rundschau», qui a enquêté sur Abu Ramadan en collaboration avec le Tages-Anzeiger. Le socialiste a estimé que l’imam, arrivé en Suisse en 1998, tirait profit de la société libérale pour «semer la discorde». Le maire s’est dit favorable à une expulsion d’Abu Ramadan du territoire suisse. Un scénario envisageable puisque l’imam s’est vu retirer son statut de réfugié par le Secrétariat d’état aux migrations le 3août. Le Lybien n’étant plus soumis au droit d’asile, les autorités cantonales vont dès lors examiner «les mesures qui s’imposent». / DNI-MAS

Mots clés: Bienne, Ramadan, Extrêmisme

Commentaires

Minos

Faire des concessions ??? On fait quoi. On ouvre nos portes et en remerciements une bande de dégénérés tuent au nom de la religion... vous avez raison .... on a malheureusement pas le choix et ils salissent ce qu'ils touchent et au nom de quoi... au nom de l'islam .... que je sache le prophète n'a jamais rien fait de tel ni poussé à la haine. Alors oui je dis que j'en ai marre de ces assassins car c'est des assassins et pour moi ce n'est pas la religion et ça n'y ressemble pas


jfm2533

Au lieu d'interdire les lieux de culte, mieux vaut laisser aux personnes de religions différentes la liberté de se réunir. Il faut ensuite expliquer le pourquoi de certaines restrictions. Soyons plus intelligents que dans les pays religieusement totalitaires. Contrairement à eux, faisons des concessions. C'est uniquement ainsi que les générations futures. de confessions différentes, vont, comme l'ont fait nos ancêtres, apprendre à tolérer l'autre, vivre ensemble, travailler, collaborer, donc s'intégrer. De toute façon, avons-nous le choix?


Minos

Et on a pas la possibilité de fermer cette mosquée c'est quand même un monde. On attend quoi pour ouvrir les yeux et prendre les mesures nécessaires. Comme toujours à Bienne on tend l'autre joue pour recevoir la gifle. Et nos autorités veulent redorer le blason de Bienne. Eh bien c'est le moment d'agir


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