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Pierre-Yves Grivel

Elu et approuvé par le PLR

ll n’y a pas eu de suspense, mercredi soir, à Wangen an der Aare, à l’heure d’élire Pierre-Yves Grivel président du Parti libéral-radical du canton de Berne.

Seul candidat en lice, le député francophone de Bienne a même été élu à l’unanimité des 155 délégués. Pourtant, le parti avait tenu à faire les choses en règle. L’intéressé a dû se présenter, être soutenu par son parrain Philipp Müller – le député bernois, pas le président du parti suisse –, répondre aux questions de ses pairs et enfin quitter la salle avant le vote. «Il m’a époustouflé, juge le député neuvevillois Roland Matti. Il a parlé clairement, dit sa volonté d’être le numéro 10 du football, celui qui marque et qui défend.»

Président de la soirée, le député Adrian Kneubühler a glissé à l’élu que les radicaux n’avaient pas besoin d’un Roger Federer, mais d’un Viktor Röthlin qui marche et qui marche. «Je veux gagner», s’est exclamé l’élu.
Pour la petite histoire, Pierre-Yves Grivel sera le deuxième président romand des radicaux. Avant lui, dans les années 80, un autre député du Jura bernois, feu Raymond Gsell, avait assumé cette fonction. Il était décédé en cours de mandat, alors qu’on lui prédisait une carrière de conseiller d’Etat.

Quant à Roland Matti, il estime qu’un président romand permettra de réhabiliter la langue française dans la pratique politique bernoise. «De surcroît, Pierre-Yves Grivel est un sportif avant d’être un politicien politicard. Il est à l’écoute de la base et il a de la patience. Dans l’optique des élections nationales, il sera pour nous un atout très important.» Le Neuvevillois a particulièrement apprécié que le nouveau patron fasse part de sa volonté d’être à l’écoute de la base: «C’est ainsi qu’il faut travailler. Dans le Jura bernois, quand les radicaux prennent la peine d’aller sur le terrain, ils obtiennent de très bons résultats lors des élections municipales.»

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