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Bienne

De l'humour pour l'ouverture du FFFH

La 13e édition du Festival du film français d'Helvétie a été officiellement ouverte jeudi soir. Un nombreux public s’était massé au Rex pour découvrir «Otez-moi d’un doute»

Photo Stefan Leimer

Marjorie Spart

«Je suis rayonnant! Je suis heureux!» Fidèle à son enthousiasme débordant, le directeur du Festival du film français d’Helvétie (FFFH) Christian Kellenberger ne cachait pas son plaisir hier en ouvrant officiellement la 13e édition du festival devant une salle comble.

Après avoir rappelé que, pour la première fois, le FFFH était présent à Berne, «où tout reste à faire pour tenter d’intéresser les germanophones aux films français», le directeur a accueilli sur scène les deux acteurs Fiona Gordon et Dominique Abel, les deux héros de la bande-annonce 2017 du FFFH. Adepte du cinéma décalé, poétique et humoristique, le duo s’est prêté au jeu des questions réponses pour évoquer les jours de tournage qu’ils ont effectué dans la cité seelandaise en juin dernier. «Je n’avais jamais piloté de bateau avant. C’était très facile. Dommage qu’il n’y ait que si peu de fond dans la Suze», a rigolé Dominique Abel. Quant à Fiona Gordon, qui n’avait jamais enfilé de skis nautiques avant ce tournage, elle a avoué avoir craint le pire: «Le jour avant les prises, je n’arrivais même pas à sortir de l’eau», se souvient-elle, en ressentant encore les muscles de ses bras tout endoloris. Avant de quitter la scène du Rex, les deux comédiens ont soufflé qu’ils se sentaient un peu de la famille à Bienne.

Réunion entre les langues
Du côté des autorités, quatre des cinq conseillers municipaux étaient dans la salle. Le maire Erich Fehr a souligné que «le rôle du cinéma était d’offrir un lieu de rencontres et de dialogue». Et le FFFH a cette particularité de réunir les francophones et les Alémaniques autour d’un film. Il a rappelé que se rendre dans une salle obscure relevait aussi d’un acte social: «On va au cinéma pour partager ses émotions avec les autres. On rit ensemble, on pleure ensemble. Et on philosophe, après le film, autour d’un bon verre de rouge.»

Avant de découvrir le film «Otez-moi d’un doute», et de discuter avec sa réalisatrice Carine Tardieu, le public a pu découvrir les images des quelque 60 films programmés jusqu’à dimanche. Le tout dans la douceur et l’enchantement de la musique du duo Marey.
www.fffh.ch

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