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Bienne

Branche Ouest: quatre étapes pour parvenir à un accord

Opposants et partisans de la branche Ouest ont élaboré hier un programme de travail censé conduire à un consensus.

Hans Werder, au centre, mène les débats. Photo: Nico Kobel

Par Didier Nieto

Réunie hier pour la troisième fois, l’équipe centrale qui se penche sur l’avenir de la branche Ouest de l’A5 a élaboré un programme de travail pour canaliser les débats. «Une étape importante franchie après d’intenses discussions», a commenté devant les médias Hans Werder, le spécialiste en mobilité choisi par le canton pour diriger le groupe de dialogue autour du tronçon d’autoroute.
Composé de partisans et d’opposants de la branche Ouest ainsi que de représentants des autorités, ce groupe de dialogue a pour mission de présenter au canton, d’ici l’été 2020, une solution pour l’A5 susceptible de remporter un large soutien populaire. Le programme de travail élaboré hier par l’équipe centrale – sorte de commission préparatoire du groupe de dialogue – doit permettre d’atteindre cet objectif dans les temps. Il comporte quatre étapes. La première consistera à faire un état des lieux du trafic à Bienne et dans la région et d’établir des prévisions réalistes pour le futur. Le deuxième visera à déterminer la direction dans laquelle la cité seelandaise doit se développer, que ce soit en matière d’environnement, d’économie ou d’urbanisme.

Un terrain d’entente? Pas sûr...
«Sur ces deux thématiques, les opposants et les partisans ont des perceptions qui divergent. Il est indispensable d’arrêter une vision commune avant de débattre des variantes de l’autoroute», a détaillé Hans Werder. Autrement dit, «il s’agit de nous mettre d’accord sur les problèmes que la branche Ouest doit résoudre et sur les changements qu’elle doit apporter», ont complété Mélanie Meier et Roland Gurtner, porte-parole respectifs des opposants et des partisans du projet d’autoroute conçu par le canton.
La troisième étape consistera à juger les différentes variantes de l’autoroute. «Nous parlerons ouvertement du projet officiel et de l’alternative du comité ‹Axe Ouest: pas comme ça», mais aussi des tracés qui passent par le sud du lac de Bienne ou par le Jura. Nous n’avons encore écarté aucun scénario, y compris celui du statu quo», a indiqué Hans Werder. Selon le programme, ces discussions débuteront cet automne et dureront jusqu’au printemps. Dans l’idéal, elles devraient aboutir à une recommandation commune aux détracteurs et aux supporters de la branche Ouest, qui sera ensuite formulée lors de la quatrième et ultime étape du programme. «Nous nous efforcerons de trouver un terrain d’entente, mais il n’est pas exclu que nous soumettions deux recommandations», a néanmoins prévenu le spécialiste, en soulignant cependant que les réunions se déroulaient dans une «bonne ambiance». Mélanie Meier et Roland Gurtner ont confirmé que les discussions menées jusqu’à présent, ainsi que le programme de travail élaboré, constituaient «une base solide» pour les échanges à venir.
Réunie à seulement trois reprises depuis février, l’équipe centrale est consciente qu’elle devra augmenter la cadence pour respecter le délai fixé par le canton. Dès la rentrée, elle entend agender des rencontres à un rythme plus soutenu.
Le programme de travail doit encore être validé par le groupe de dialogue, qui se réunira le 4 juillet.

Mots clés: Bienne, branche ouest

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