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Tavannes

Acharnement d’un procédurier

Le permis de démolir Manor à nouveau suspendu

Tout était prêt pour démolir le bâtiment de Manor quand une nouvelle opposition est tombée hier sur le bureau des autorités communales. Archives

Yves-André Donzé

En séance mardi soir,  le Conseil se réjouissait de ne pas avoir reçu d’opposition, le délai semblant atteint. Une opposition qui flinguerait la confirmation des Travaux publics d’octroyer le permis de démolition du bâtiment de l’ancien magasin Manor. Ce permis permettait d’engager les travaux sans tarder. La pelleteuse était sur place. Tout était prêt.

C’était aller trop vite en besogne. Hier, en fin de matinée, un courrier officiel faisait état d’une nouvelle opposition au Tribunal cantonal administratif, émanant de la même personne qui s’acharne, depuis le début, contre le projet de créer un complexe médico-social appelé Espace Santé.

Ce dernier avait confié au Journal du Jura, en juin, qu’il était bien décidé à faire capoter le projet prétextant qu’il n’aurait pas sa place au centre de Tavannes.

Un maire déçu

Ce nouveau recours est la preuve de la détermination du procédurier. Même s’il souligne que toute personne a le droit de s’opposer à un projet, le maire Pierre-André Geiser dit ne pas comprendre les véritables motivations de cette opposition puisque le projet vise les intérêts de toute la communauté, y compris celles du plaignant. «Je suis déçu en effet, car cette nouvelle opposition pourrait encore repousser le projet de plusieurs mois», s’inquiète Pierre-André Geiser, en pensant aux personnes de profession médico-sociales impliquées dans le projet. Un projet que tout le monde attend depuis trop longtemps, selon les porteurs de ce dernier.

La demande du permis de démolir avait été déposée en septembre 2014. Le 4 mars 2015, la Préfecture a octroyé ce permis de démolir, et la Direction des Travaux publics, des transports et de l’énergie (DTTE) a confirmé ce dernier le 6 juillet. Donc, entre le moment où le préfet a rejeté la première opposition et celui où la DTTE a confirmé cette décision, il s’est passé quatre précieux mois.

Quant aux deux oppositions portant sur la construction du nouveau bâtiment, il n’en reste plus qu’une, le Service cantonal des monuments historiques ayant retiré la sienne. Reste celle du même opposant au permis de démolir.
Combien de temps pourra durer l’effet suspensif de cette nouvelle opposition? Nul ne le sait encore.

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