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Le "choc du Brexit" a "renforcé" l'UE

Le "choc du Brexit" a "renforcé" l'UE, selon Ursula Von der Leyen

La présidente désignée de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a estimé vendredi que le "choc du Brexit" avait "renforcé" l'Union européenne. Elle a aussi fait l'éloge de l'Otan, au lendemain de critiques du président français Emmanuel Macron.

(ats) "Aussi paradoxal que cela semble, le choc du Brexit a renforcé notre union. Car il ne montre pas seulement ce que cela signifie de quitter l'UE mais aussi ce que chaque pays gagne en faisant partie de l'Union européenne", a affirme la responsable allemande à Berlin à la veille des célébrations du 30e anniversaire de la chute du Mur de Berlin.

"L'expérience du Brexit a rappelé à beaucoup de ceux qui doutaient de l'UE" les bénéfices qu'ils pouvaient tirer de cette alliance, a insisté l'ancienne ministre de la Défense d'Angela Merkel. "Aussi différents que nous soyons, les 27 pays de l'UE sont ensemble dans les négociations sur le Brexit", a-t-elle aussi souligné.

Les difficultés actuelles autour des conditions de la sortie de la Grande-Bretagne de l'Union européenne paralysent et divisent le pays depuis le vote des Britanniques en 2016, et le Brexit a déjà dû être repoussé à trois reprises. Des législatives anticipées doivent avoir lieu le 12 décembre, pour une sortie de l'UE prévue fin janvier.

Les négociations de sortie de l'UE ont longtemps achoppé sur la question de la frontière entre l'Irlande et le Royaume Uni avant d'aboutir finalement à un compromis. Ce compromis n'a toutefois pas été encore adopté au Parlement britannique.

Par ailleurs, Ursula von der Leyen a qualifié vendredi l'Otan de "remarquable" institution, au lendemain des critiques du président français Emmanuel Macron qui a parlé d'une Alliance atlantique en état de "mort cérébrale".

"En dépit de tous les remous des dernières semaines, je trouve que l'Otan s'est montrée remarquable en tant qu'écran protecteur de la liberté", a-t-elle affirmé. "L'Histoire de l'Europe ne peut pas être racontée sans celle de l'Otan", a-t-elle ajouté, insistant sur le fait qu'il s'agissait de "la plus puissante alliance de défense dans le monde"

Le président français Emmanuel Macron avait jugé jeudi que l'Alliance atlantique était en état de "mort cérébrale". Il avait déploré le manque de coordination entre les Etats-Unis et l'Europe et le comportement unilatéral de la Turquie, membre de l'Alliance atlantique, en Syrie.

En visite en Allemagne, le secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo a lui aussi jugé vendredi que l'Otan courait "le risque de devenir obsolète" si les dirigeants ne respectaient pas leurs engagements, en particulier de financement.

Une critique à peine voilée à l'égard de Berlin. L'Allemagne est très critiquée par Washington pour être très éloignée de l'objectif que se sont fixés les pays membres de l'Alliance atlantique, de tendre vers une part de 2% de leur produit intérieur brut consacrée aux dépenses militaires. Berlin est autour de 1,2%.

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