Vous êtes ici

Royaume-Uni: léger reflux du taux de chômage

Royaume-Uni: léger reflux du taux de chômage

Le taux de chômage a légèrement reculé au Royaume-Uni entre mai et juillet, à 4,6% contre 4,7% pour les trois mois précédents, tandis que les offres d'emplois atteignent des records entre pénuries de travailleurs et fin des restrictions sanitaires.

Au total, le nombre de travailleurs salariés est revenu à son niveau d'avant la pandémie, précise l'Office national des statistiques (ONS) (archives).

(ats) Au total, le nombre de travailleurs salariés est revenu à son niveau d'avant la pandémie, précise l'Office national des statistiques (ONS) dans un communiqué sur son site mardi.

"Des chiffres préliminaires pour août montrent qu'il y avait plus de 1,1 million d'offres d'emploi en août, une première" historique, note l'ONS, à cause de la levée de toutes les restrictions aux déplacements et aux rassemblements, en plus de la saison des vacances estivales.

Beaucoup de Britanniques ont pris leurs congés au Royaume-Uni et non à l'étranger à cause des difficultés persistantes pour les voyages internationaux.

Le chômage pourrait toutefois remonter dans le pays avec l'arrêt prévu fin septembre du programme gouvernemental qui a maintenu l'emploi sous perfusion pendant la pandémie, même si nombre d'économistes pensent que cela ne mettra pas forcément fin aux pénuries de travailleurs dans des secteurs comme l'hôtellerie-restauration, le tourisme ou le transport routier.

"Des chiffres préliminaires suggèrent qu'en août le nombre total de salariés est au même niveau qu'avant la pandémie, même si nos enquêtes montrent que plus d'un million de personnes sont encore au chômage partiel", relève Jonathan Athow, statisticien de l'ONS.

L'ONS fait toutefois valoir que l'emploi des jeunes a nettement rebondi. Ce groupe démographique avait particulièrement pâti de la pandémie car sur-représenté dans les secteurs les plus touchés comme la distribution ou l'hôtellerie-restauration.

Le programme de chômage partiel gouvernemental appelé à se terminer fin septembre a permis de maintenir l'emploi dans les secteurs forcés de fermer ou à l'activité fortement perturbée par la pandémie et les restrictions sanitaires. Le gouvernement subventionnait jusqu'à 80% des salaires à hauteur de 2.500 livres par mois.

Pour Yael Selfin, économiste de KPMG UK, même si "plus de gens vont se remettre à chercher un emploi avec la fin du chômage partiel" les offres d'emploi dans la restauration, l'hôtellerie, le transport routier "mettront du temps à être comblées à cause d'un manque de qualifications et de travailleurs étrangers".

Beaucoup de ces travailleurs, notamment ceux issus d'Europe de l'est, sont rentrés dans leur pays avec la pandémie et le Brexit, qui complique l'obtention de nouveaux titres de séjour.

Mme Selfin remarque que les rémunérations continuent à monter, les entreprises se trouvant réduites à une guerre des salaires pour attirer les travailleurs et renforcer leurs effectifs.

Dans la restauration notamment, beaucoup d'établissements se sont trouvés forcés de réduire leurs services et menus faute de cuisiniers ou serveurs. Dans la distribution, le manque de chauffeurs et livreurs entraîne des pénuries de produits.

Le groupe de livraison de courses Ocado a ainsi prévu jusqu'à 5 millions de livres de plus que prévu cette année pour les augmentations de salaires et frais de recrutement pour ses chauffeurs.

Articles correspondant: Economie »