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«La mort plutôt que la migraine»

La migraine est fréquemment confondue avec les maux de tête habituels, donc traitée de manière erronée. Les conséquences peuvent être désastreuses pour les personnes concernées. Nourries de l’espoir vain selon lequel «plus la dose est élevée, plus...

<FONT SIZE=+2><B>«La mort plutôt que la migraine»</B></FONT><P><B>La migraine est fréquemment confondue avec les maux de tête habituels, donc traitée de manière erronée. Les conséquences peuvent être désastreuses pour les personnes concernées. Nourries de l’espoir vain selon lequel «plus la dose est élevée, plus c’est efficace», nombre d’entre elles augmentent les doses lorsque l’effet laisse à désirer. Une réaction inutile qui peut même s’avérer dangereuse en cas d’abus de médicaments.<BR>
</B><P>«La migraine est couramment confondue avec les maux de tête habituels et vice-versa. De nombreux patients migraineux prennent des médicaments qui ne servent strictement à rien lors de migraine, tout simplement parce que le diagnostic correct n’a jamais été posé chez eux», déclare le Dr Gerhard Jenzer, neurologue, spécialiste des migraines à Langenthal. «On ne devrait pas continuer à se soigner soi-même, lorsque les mesures et médicaments courants n’agissent plus. L’adage selon lequel si ça ne fait pas de bien, ça ne peut au moins pas faire de mal est sujet à caution. Car, lorsque des tentatives visant à trouver le bon remède restent vouées à l’échec, on court le risque de développer des maux de tête chroniques», avertit le Dr Jenzer.<BR>
Il vaudrait mieux dans ce cas consulter un médecin, afin de diagnostiquer l’origine de ces maux de tête, afin de les traiter de manière adéquate. C’est pourquoi Gerhard Jenzer a écrit le nouveau guide «Maux de tête de type migraineux» qui offre des informations et répond à toutes les questions. Un test personnel permet de savoir dans quel cas il est recommandé de consulter un médecin. Il existe en effet des médicaments antimigraineux spécifiques très efficaces que le médecin peut prescrire lorsque les efforts personnels et les remèdes courants échouent.<BR>
Même des scientifiques sceptiques à l’origine, comme le professeur Gunther Haag, chercheur allemand sur la douleur, sont enthousiastes. Il a pris lui-même le médicament Imigran pour traiter une crise de migraine sévère; il relate: «Cette crise a été une expérience dramatique, une heure plus tard j’étais de nouveau parfaitement en forme», raconte-t-il. Depuis peu, on dispose de Naramig, un dérivé d’Imigran. Ces deux médicaments contre la migraine doivent être prescrits par un médecin.<BR>
Ces nouveaux médicaments sont un espoir pour les personnes souffrant de migraine, diagnostic portant encore une étiquette de maladie imaginaire. Celui qui n’a jamais vécu les affres d’une crise de migraine a trop tendance à les sous-estimer. «Chaque jour marqué d’une migraine est un jour volé à ma vie», comme l’a décrit une patiente. Gerhard Jenzer connaît des patients dont la souffrance est telle qu’ils «préféreraient mourir» lorsqu’ils souffrent d’une crise.<BR>
Aussi réconfortante que soit l‘aide efficace apportée par les médicaments, elle ne permet pas pour autant d’oublier que l’on peut soi-même contribuer pour une large part à éviter le développement d’une crise. «On rencontre parfois des patients qui désirent étouffer leur migraine au moyen d’un médicament en préférant ainsi tout ignorer. Voilà une stratégie totalement erronée, juge Gerhard Jenzer. Il est préférable de prendre son médicament et de s’accorder en même temps toute la tranquillité nécessaire. C’est la première chose à faire.» Dans son guide «Maux de tête de type migraineux», il donne des informations sur les causes et les facteurs déclenchants de la migraine, et ce qu’il convient de faire pour l’éviter. (c)<BR>
* Le guide «Maux de tête de type migraineux» est gratuit. Veuillez simplement adresser une enveloppe C5 affranchie portant votre adresse au Journal du Jura, rédaction Magazine, ch. du Long-Champ 135, 2501 Bienne.<BR>

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