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Patinage artistique

Nicola Todeschini, l’ado de Sonvilier aux Jeux olympiques de la Jeunesse

Sur la glace de la patinoire du Littoral, à Neuchâtel, il y a lui et les autres. Tandis qu’un groupe de filles s’échinent, en vain, à réaliser des sauts, lui est ailleurs, récitant son programme comme on le ferait d’une poésie.

Nicola Todeschini défendra les couleurs suisses aux Jeux olympiques de la Jeunesse, à Innsbruck.

Lui, c’est Nicola Todeschini. A 14 ans, l’adolescent de Sonvilier évolue dans un autre monde, celui qui a trait au domaine artistique. L’aisance de ses figures relève de la même essence que celle d’un peintre. Elle parvient à offrir au spectateur l’illusion unique que la reproduction de la pièce lui est également accessible.

A Lausanne, le week-end passé, c’est cette illusion créée qui a permis au patineur du CP Neuchâtel de devenir sacré champion de Suisse juniors, pour la première fois. «C’est sûr, au niveau national, il est précoce. Vis-à-vis de l’étranger, par contre, il doit encore s’améliorer», souligne sa professeure, l’ancienne championne Myriam Loriol-Oberwiler.

Cette précocité, le jeune homme avoue l’avoir cultivée un peu par hasard. «En fait, j’ai essayé plusieurs sports, notamment le football ou le tennis. Puis, après avoir regardé mon frère disputer un match de hockey à Saint-Imier, des filles sont venues faire du patin. Là, je me suis dit que cela pouvait me plaire», se remémore-t-il.

Nicola Todeschini a alors presque 9 ans. Il accomplit son baptême du feu à la patinoire d’Erguël et ne tarde pas à recueillir les éloges du monde du patinage artistique. «On m’a dit que j’avais un bon niveau, mais que si je voulais continuer à progresser, je devais changer de club», confie-t-il. En Suisse romande, les sociétés sportives de renom ne sont pas légion.

Dès lors, entre Genève et Neuchâtel, son choix se porte naturellement sur la deuxième destination. «C’était simplement plus proche pour moi. De plus, je n’ai pas à le regretter, car j’aime beaucoup Myriam (réd: Myriam Loriol-Oberwiler, son entraîneure) », souffle-t-il. Depuis, l’écolier de Saint-Imier a franchi les échelons au pas de charge. Lors de l’exercice précédent, il décroche, à 13 ans seulement, l’argent aux championnats de Suisse concourus à La Chaux-de-Fonds. Toutefois, il le sait bien, c’est à l’international qu’il lui faut briller.

Plus de détails dans Le Journal du Jura de mercredi.

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