
Ligaments croisés et saison 2010/11 terminée avant même qu’elle n’ait véritablement débutée. Un lointain et mauvais souvenir pour le défenseur biennois, au club depuis huit saisons déjà, avec un intermède d’une année à Langnau (en 2008-09). «Désormais, mes genoux sont comme neufs», glisse Joël Fröhlicher. «Je ne ressens aucune gêne, ni douleurs. Pour me sentir davantage en sécurité, je porte toutefois une attelle spéciale à chaque genou.»
Si ces pépins à répétition lui ont certes fait perdre un temps précieux en termes de préparation estivale et de travail de fond, Fröhlicher dispute actuellement une saison solide. Son jeu s’est épuré en même temps que l’homme a mûri. «Après les deux grosses opérations subies par Joël au cours de ces dernières années, je suis satisfait de ses performances», relève Kevin Schläpfer, l’entraîneur du HCB. «Il peut encore mieux faire, et il le sait. J’aimerais qu’il parvienne à se débarrasser de ses moments d’absence en début de match. Car plus le match avance, plus Joël à tendance à se bonifier.»
En parallèle à son statut de défenseur du HC Bienne, Fröhlicher a la particularité d’être propriétaire d’un magasin de sport sur la place biennoise. Une affaire basée sur un concept en vogue: la vente d’articles de hockey et de sport de deuxième main. Une idée qui a germé il y a trois ans, à son retour dans le Seeland. En raison d’une clause contractuelle stipulant qu’il ne pourrait pas disputer de matches contre Langnau, son ancien club, Fröhlicher avait été contraint de suivre depuis les tribunes la série de play-out contre les SCL Tigers. «Pendant trois semaines, je ne faisais que m’entraîner. J’en profitais pour essayer du matériel, tester de nouvelles cannes ou pièces d’équipement. Dans les catacombes de la patinoire, j’ai découvert tellement de matériel en bon état qui traînait et que personne n’utilisait. C’est de là que cette idée de magasin de deuxième main m’est venue.»
Tous les détails dans Le Journal du Jura de mardi.
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