
Dès lors, à qui Münstermann accordera-t-il sa confiance, ce soir à la Gurzelen (dès 20h)? Les performances livrées par Werro contre UGS parlent très clairement en sa faveur. «A mon avis, et même si Dieter aura le dernier mot, il est désormais difficile de revenir en arrière, analyse Pierre Weyermann, l’entraîneur des portiers seelandais. Sandro s’est blessé au pire moment.» Si le technicien du FCB est, aujourd’hui, confronté au choix d’un cerbère, c’est uniquement pour cette raison. Lors d’un exercice anodin effectué durant une séance d’entraînement et alors qu’il revenait à peine d’une courte période de convalescence, l’habituel titulaire percutait le poteau d’un goal avec le haut de son corps. «C’était vraiment stupide, se remémore Fleuti. Mais je dois faire avec. Je fais partie d’un groupe de 20 joueurs ayant l’ambition de rejoindre la Challenge League. Je ferai mon travail jusqu’au 31 mai, date de l’expiration de mon contrat, comme je l’ai toujours fait depuis que je suis à Bienne. Jusqu’à présent, Pascal a disputé d’excellents matches. J’espère qu’il confirme afin que nous puissions atteindre notre objectif.»
Une réaction de classe. Quand on lui parle du second élément n’ayant pas joué en sa faveur – les dirigeants du club lui reprochent d’avoir négocié avec le FC Soleure, juste avant les finales, en vue de la saison prochaine –, le discours est, là aussi, posé et réfléchi. «C’était peut-être une erreur, reconnaît-il. Mais il faut me comprendre. J’exerce un travail très intéressant, auquel je tiens. A 26 ans, c’est mon avenir. Le foot est derrière moi. Il me serait difficile d’assumer une surcharge d’entraînements si Bienne venait à monter en Challenge League. En parlant une première fois avec Soleure, je n’ai fait que tâter le terrain, c’est tout.»
Pascal Werro, dans tout ça? Il sait pertinemment que la mésaventure arrivée à son coéquipier peu avant le début des choses sérieuses l’a propulsé sur le devant de la scène. «Si je joue actuellement, c’est pour cette raison», convient un homme vivant une période pour le moins chargée. «Je passe des examens à l’Uni de Berne. La journée, c’est la tête qui travaille, le soir, c’est le corps. Le complément est idéal.» Point intéressant relevé par Werro: «Je vis à Berne. Je ne ressens pas trop la pression de ces finales. Personne ne m’en parle. Je peux donc me préparer dans la sérénité.» /FL
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