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L’avenir incertain de Münstermann (Audio)
- Dieter Münstermann, allez-vous maintenant tourner le dos au foot et retourner dans l’enseignement?
- Pourquoi cette question saugrenue?
- C’est un peu l’impression fugace qu’on avait ces derniers temps, à voir le peu d’empressement que vous manifestiez à accepter l’offre de renouvellement de contrat du FC Bienne. A considérer, aussi, l’absence – que vous avez d’ailleurs avouée sans détours – d’offres concrètes d’autres clubs...
- Détrompez-vous. Je n’ai nulle intention de revenir dans une branche que j’ai quittée en 1999. Je souhaite bel et bien continuer à gagner ma vie dans les milieux du football. Je n’ai pas décroché la licence UEFA-Pro, suivi cette longue et difficile formation, pour choisir presque aussitôt une réorientation professionnelle. Ce serait un comble!
- Soit. Qu’en est-il donc de votre avenir? Se situe-t-il encore du côté de la Gurzelen?
C’est très incertain. Il y a six semaines environ, j’ai informé les dirigeants de mon refu de poursuivre l’aventure en première ligue. Pour moi, une telle éventualité était absolument exclue. En cas de promotion en Challenge League, par contre, je leur ai dit que je réservais ma réponse.
- Ce faisant, implicitement, vous acceptiez le fait que le club parte aussitôt à la recherche d’un nouvel entraîneur.
- Bien entendu. Et c’est vraisemblablement ce qui s’est produit, même si je n’ai pas été tenu au courant. A la place des dirigeants, j’aurais agi de la même façon.
- Et maintenant?
- Je suis ouvert à une éventuelle discussion. Ne serait-ce que parce que ça me ferait mal au cœur de quitter ce bon groupe de joueurs, je pourrais m’imaginer une prolongation de contrat.
- Vous risquez d’un jour à l’autre de vous retrouver sans travail. Un peu inquiétant tout de même, non, pour le père de deux fillettes que vous êtes?
- Dans ce métier, il faut savoir se montrer flexible. J’ai vécu une situation à peu près analogue il y a deux ans, à la fin de mon mandat d’entraîneur assistant à Aarau. Je m’étais accordé des vacances et un délai de réflexion de deux semaines pendant lequel tout le staff technique a été changé. Alors voilà, ce n’est pas nouveau pour moi. Je ne suis pas préoccupé. Du moins pour l’instant. Mais la nervosité va peut-être se faire jour d’ici quelques semaines, car il est vrai que je ne suis pas millionnaire... /ECH
(Retrouvez cette interview, dans son contenu intégral, dans notre édition du lundi 2 juin 2008)
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