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Double casquette pour le revenant Sheholli

Les trois coups de la 15e édition de la Coupe du Seeland seront donnés mardi soir à la Gurzelen. L’occasion pour le public de découvrir l’équipe biennoise 2008/09. Et notamment l’un des 10 nouveaux venus, Labinot Sheholli.

Double casquette pour le revenant Sheholli
Etienne Chapuis

Le FC Bienne a profité de son ascension en Challenge League pour récupérer – même si ce n’est sans doute qu’à titre temporaire – un milieu de terrain pas comme les autres, car bourré de talent et qui avait fait ses débuts en 1re ligue, dans ses rangs, à l’âge de 17 ans. Après deux saisons passées au service du FC Zurich, entrecoupées d’un prêt de quelques mois à St-Gall, Labinot Sheholli est de retour à la Gurzelen. Là même où, dès 1996, il a suivi toute la filière des juniors.

L’intéressé est revenu pour coiffer deux casquettes: celle de footballeur, bien sûr, mais celle aussi d’employé administratif au secrétariat du club. Il remplace à ce poste Fabio De Feo, lequel a quitté les lieux pour poursuivre ses études à l’Université de Neuchâtel. «Je suis tenu de faire un stage pratique dans le cadre de mes études commerciales (réd.: il suit, en parallèle à sa carrière de joueur, une école privée à Zurich). L’offre biennoise tombait donc à pic. Elle me permettait aussi de retrouver mes racines familiales. J’éprouvais un peu le mal du pays», avoue l’employé de bureau en devenir, quatrième d’une fratrie de cinq enfants (Labinot a trois sœurs aînées et un frère cadet, Kastriot, lui aussi footballeur).

Au Letzigrund, ce grand gabarit de 188 cm, qui vient de fêter ses 20 ans, est au bénéfice d’un contrat professionnel valable jusqu’en 2010. Il a été prêté à Bienne pour un an, dans le but d’acquérir de l’expérience en Challenge League. Même s’il n’a pas réussi pour l’instant le grand saut en Super League, ce Suisse d’origine kosovare n’en continue pas moins de croire en sa bonne étoile, en un possible avenir de joueur de haut niveau. «J’ai vu ce qu’il faut faire pour percer, raconte-t-il. La concurrence est rude, et c’est aussi une question de chance, que je n’ai pas eue. Avec Favre, j’étais pourtant près d’y arriver. Et puis est venu Challandes, qui ne m’a pas fait confiance. Ça n’a pas marché non plus pour moi à St-Gall. Le club luttait contre la relégation et n’allait pas lancer un jeune en première équipe dans un tel marasme.»

Le No 13 biennois a également été handicapé, ces derniers mois, par une pubalgie tenace. «L’inflammation s’est déclarée l’hiver passé, lors d’un camp d’entraînement à Dubai, fait-il remarquer. Aujourd’hui encore, je ressens certaines douleurs, surtout au début des échauffements. Ce qui me frustre le plus depuis mon arrivée à Bienne, c’est de ne pas pouvoir montrer toute l’étendue de mes qualités.»

Le risque existe, pour Labinot Sheholli, de ne pas entamer le championnat, dans une dizaine de jours, dans la peau d’un titulaire. «Ce serait un moindre mal, estime-t-il, philosophe. L’important, pour moi, est de connaître bientôt la guérison.» Espérant pouvoir se soustraire à une opération, il se soigne via une alimentation spécifique et en ingurgitant du magnésium. «Et par la grâce aussi de la pensée positive», ajoute-t-il.

Soucieuse du bien-être sportif de son fils, sa mère y met du sien également. Puisant dans le registre des recettes ancestrales de la famille, elle lui a concocté une sorte d’onguent maison à base d’oignons et de sel, qu’il applique depuis une semaine et dont les éventuels effets bénéfiques remettront peut-être en selle ce pur-sang de l’entrejeu biennois. /ECH
Mots clés: Dossier FC Bienne

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