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Wawrinka sur la bonne voie

Wawrinka doit y croire

Stan Wawrinka peut à nouveau rêver de titiller les sommets.

(ats) Le Vaudois a signé son retour parmi les grands - et dans le top 20 du classement ATP - en accédant aux quarts de finale d'un tournoi du Grand Chelem pour la première fois depuis qu'il était passé sur le billard en août 2017.

"La patience, le travail sur le long terme, et une ligne de conduite inchangée": Stan Wawrinka avait trouvé des mots simples après son 3e tour à Roland-Garros face à Grigor Dimitrov pour expliquer le long chemin parcouru depuis son retour sur les courts en janvier 2018. Mais rien ne fut simple au cours des deux dernières années.

Le Vaudois avait dû repartir de zéro en octobre 2017 au moment d'entamer sa physiothérapie. "C'étaient les cinq mois les plus durs de ma carrière", avait-il confié le 1er décembre 2017 lorsqu'il avait fait le point après sa double opération (une arthroscopie, suivie d'une greffe de cartilage et d'os) subie au genou gauche.

Le Vaudois, dont le dernier match remontait alors au 3 juillet à Wimbledon, avait souligné ne pas encore être à 100%. Son retour aux affaires lors de l'Open d'Australie 2018 fut d'ailleurs prématuré, comme il l'avait finalement avoué quelques mois plus tard. Il avait même été contraint de repasser par la case préparation entre la mi-février et la mi-mai 2018, ne disputant pas le moindre tournoi.

Le retour de Magnus Norman dans son entourage en avril 2018 a certainement joué un grand rôle dans sa renaissance. C'est sous la férule du Suédois que Stan Wawrinka était devenu "Stan the Man", ce joueur capable de faire plier Novak Djokovic ou Roger Federer grâce à sa puissance de feu et de tenir le choc face au coup droit de Rafael Nadal sur son côté revers.

Retombé au 263e rang mondial après l'édition 2018 de Roland-Garros - il y avait atteint la finale en 2017 -, le Vaudois avait obtenu une première récompense de son dur labeur en février dernier à Rotterdam en disputant sa première finale depuis son "comeback" (défaite face à Gaël Monfils). Mais il n'avait pas totalement confirmé son renouveau. Jusqu'à cette quinzaine parisienne.

L'ex-no 3 mondial n'avait, il est vrai, pas encore pu s'exprimer pleinement dans les conditions qu'il apprécie le plus: des rencontres au long cours, dans lesquels il a le temps de tisser sa toile et d'imposer sa force physique. A Melbourne en janvier, il n'avait pas encore (re)mis toutes les pièces du puzzle en place, et s'était incliné 6-7 7-6 7-6 7-6 devant Milos Raonic au 2e tour.

Mais, fidèle à sa devise tatouée sur l'avant-bras ("Ever tried. Ever failed. No matter. Try again. Fail again. Fail better", soit "Déjà essayé. Déjà échoué. Peu importe. Essaie encore. Echoue encore. Echoue mieux"), Stan Wawrinka n'est pas du genre à baisser les bras. Entré une première fois dans le top 10 en mai 2008, il avait attendu plus de cinq ans pour frapper un premier grand coup.

Le triple vainqueur de Grand Chelem (Open d'Australie 2014, Roland-Garros 2015, US Open 2016) a su rester patient. Et la magie a finalement opéré dans cette quinzaine de Roland-Garros, où il a notamment sorti en cinq sets et 5h09' le no 6 mondial Stefanos Tsitsipas avant d'échouer de peu face à Roger Federer. Mais il refuse de s'enflammer.

"Je vais poursuivre mon chemin et continuer à travailler. Je sais ce qu'il faut faire pour gagner un Grand Chelem, et j'espère maintenant pouvoir continuer à progresser", a-t-il ainsi répondu à la question de savoir s'il était redevenu un candidat aux titres majeurs. Magnus Norman a, lui, clairement affirmé que son protégé avait les moyens de triompher à nouveau dans un "Major". Et c'est bien grâce à lui que Stan Wawrinka avait finalement cru en son immense potentiel...

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