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Suisse: Gmelin, le pari de l'autonomie

Suisse: Jeannine Gmelin suivra sa propre voie

Jeannine Gmelin lancera sa saison ce week-end à Duisbourg (GER) dans une nouvelle configuration.

(ats) La meilleure spécialiste mondiale du skiff ces deux dernières années a en effet décidé de s'entraîner dans sa propre structure, hors du giron de la Fédération suisse.

Depuis sa cinquième place aux Jeux 2016 à Rio de Janeiro, Jeannine Gmelin n'a perdu qu'une seule course: la finale des Mondiaux où elle a dû se "contenter" de l'argent. La Championne du monde 2017 et d'Europe 2018, désireuse de pouvoir bénéficier d'entraînements spécifiques, a pris la tangente loin des structures de Swiss Rowing, une Fédération qui contraint ses athlètes à une large majorité de séances communes au centre national de Sarnen.

Son échec aux Mondiaux 2018 a fin de la persuader de franchir le pas, elle qui n'était pas convaincue par les méthodes de l'entraîneur en chef Edouard Blanc. Et Jeaninne Gmelin de retravailler désormais avec Robin Dowell, l'homme en qui elle a confiance et qui a été congédié en janvier par la Fédération. "Cela a été le point de non retour, explique-t-elle. J'avais obtenu mes meilleurs résultats avec Robin et il n'était absolument pas question pour moi de rompre ce lien avec les Jeux de 2022 dans le viseur. Il n'était dès lors plus possible ni souhaitable de chercher un compromis."

Ainsi, depuis mars, l'athlète s'entraîne dans une structure privée, un peu à l'image de Lara Gut en ski alpin - même si la Tessinoise vient de retrouver un terrain d'entente avec Swiss-Ski -. L'accord avec la Fédération - obligatoire car c'est cette dernière qui inscrit les athlètes aux épreuves - porte sur 2019. "Nous verrons bien si cela fonctionne", glisse Christian Stofer, le président de Swiss Rowing.

Pour l'heure, ce changement ne semble pas avoir perturbé la Zurichoise, qui a signé cet hiver son deuxième meilleur temps sur rameur. "Mon état de forme est bon", assure celle qui doit tout de même, maintenant, faire face à un double défi. Celui de rester performante sans le soutien total de sa Fédération mais aussi celui de trouver le financement pour sa structure privée. Et on parle ici de quelque 150'000 à 200'000 francs pour une saison.

Des frais couverts en partie par des fonds privés - Jeannine Gmelin est employée par l'armée -, par des subventions de l'Aide Sportive Suisse et par des contributions de sponsors. A voir si cela fonctionne en cette année importante avec, au programme, des Européens à domicile, au Rotsee, et des Mondiaux qui compteront pour les qualifications olympiques.

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