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Automobilisme

Des soucis pour Michael Burri avant le Tour de Corse

Championnat du monde des rallyes.

Michael Burri aborde cette semaine son quatrième rallye de la saison sous les couleurs de Renault Sport. Richard Puyane (LDD)

Etienne Chapuis

En compagnie de son navigateur français Anderson Levratti, Michael Burri s’est envolé dimanche pour Bastia, où il prendra part pour la première fois de sa carrière, à partir de vendredi, au Tour de Corse (Rallye de France), sa quatrième manche personnelle de l’année en championnat du monde WRC3. L’arrivée sera jugée trois jours plus tard à Porto-Veccio, au terme de 390,9 km de spéciales sur asphalte.

Un rude défi pour le pilote de Belprahon, appelé à se frotter à une concurrence de haut niveau. «Cette course rassemblera le nec plus ultra de la branche, avec les DS3 en plus. Dans ces conditions, me classer parmi les sept meilleurs constituerait une grosse performance», estime-t-il. Avec 16 points au compteur, il occupe la 13e place intermédiaire d’un classement général dominé par l’Italien Simone Tempestini.

Faveur refusée
Au terme du Rallye d’Allemagne il y a un mois, qu’il avait bouclé à une décevante 7e place et où les choses ne s’étaient pas très bien passées pour lui au volant de sa toute nouvelle Renault Clio R3T, Michael Burri avait souhaité faire des essais hors-compétition pour affiner certains réglages, de châssis notamment. Or cette faveur lui a été refusée par le constructeur français, dont il est, rappelons-le, le pilote officiel.

«Renault Sport a invoqué un manque de budget et de trop grandes difficultés logistiques pour mettre sur pied de tels tests», raconte-t-il. «Forcément, je suis un peu déçu, car j’espérais préparer le Tour de Corse au mieux.»

Ce refus tend à démontrer aussi que les rapports entre le Prévôtois et son employeur ne sont pas forcément au beau fixe. Michael Burri, qui ne s’était d’ailleurs pas gêné de critiquer son préparateur, l’équipe espagnole ASM H. Motosport, dans l’aire d’arrivée du Rallye d’Allemagne, ne jouit peut-être pas de toute l’estime voulue au sein de sa hiérarchie.

Le Rallye de Grande-Bretagne en plus
Surnommé le rallye aux 10 000 virages, le Tour de Corse offre la particularité de traverser bon nombre de petits villages. Mais, surtout, il propose un parcours de routes montagneuses, étroites et sinueuses, avec souvent des rochers d’un côté et le ravin de l’autre, qui ne tolère aucune erreur de pilotage. Un parcours que Michael Burri a pu découvrir lors des trois jours de reconnaissances prévus au programme, hier, aujourd’hui et demain.

Après cette épreuve toujours très spectaculaire dans le décor à couper le souffle de l’île de Beauté, Michael Burri participera, deux semaines plus tard, au Rallye de Catalogne. Et comme il avait dû déclarer forfait au Rallye de Finlande cet été, il aura le droit, en guise de compensation, de s’inscrire à une course supplémentaire, le Rallye de Grande-Bretagne, au Pays de Galles, du 27 au 30 octobre.

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