«Pour que le désir généralisé de pouvoir mourir dans son environnement familier puisse se réaliser, il est indispensable de disposer de consultations et de soins médicaux et infirmiers», indique l'organisation. Un accès à un médecin de famille et à du personnel infirmier bien formés et sensibilisés à la mission sont nécessaires.
Or, toutes les projections montrent que la Suisse se dirige vers une grave pénurie de ces catégories de soignants. En 2030, selon une étude au niveau national, il manquera 40% des médecins de famille nécessaires pour assurer les soins de première ligne et les soins palliatifs à la population.
Si la taxe forfaitaire dont bénéficient les médecins pour les visites à domicile est effectivement supprimée, la situation pour les soins palliatifs chez les malades deviendra intenable, estime encore la coalition.
Pas de compétences spécifiques
De plus, dans les soins infirmiers à domicile, «le personnel ne dispose souvent pas de compétences spécifiques en soins palliatifs». Pro palliative care relève encore que les systèmes actuels de décompte des prestations ne tiennent «qu'insuffisamment compte des spécificités de ce modèle de soins».
La coalition estime qu'une fin de vie de qualité n'est envisageable que dans la mesure où des médecins et des soignants sensibilisés aux soins palliatifs sont à même de se faire dédommager en conséquence. Elle demande donc aux organes décisionnels de «mettre à disposition les ressources permettant d'assurer la disponibilité, la formation et la rémunération adéquate du personnel nécessaire». /ats
- Connectez-vous ou inscrivez-vous pour publier un commentaire
