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Cas de légionellose toujours en hausse

Les cas de légionellose ont fortement augmenté

En Suisse, les cas de légionellose ont à nouveau pris l'ascenseur en 2018. La lutte contre cette maladie s'avère difficile, car ses causes sont diverses et pas encore très bien connues.

(ats) L'an passé, 567 cas de légionellose ont été recensés en Suisse, selon les derniers chiffres de l'Office fédéral de la santé publique (OFSP). C'est bien plus qu'en 2017 (490 cas) et en 2016 (365 cas).

"Il s'agit d'une augmentation massive", note Daniel Koch, responsable de la division Maladies transmissibles à l'OFSP, interrogé par Keystone-ATS. L'été passé déjà, l'OFSP et l'Office fédéral de la sécurité alimentaire et des affaires vétérinaires (OSAV) ont mis à jour leurs recommandations relatives à la légionellose.

Aucune cause principale n'a été identifiée. "Nous savons comment la maladie se développe, mais il s'agit la plupart du temps de cas isolés dont la cause est difficile à découvrir par la suite", explique Daniel Koch.

Dernièrement, les douches, les brumisateurs, les jacuzzi, les ventilations et les tours de réfrigération ont constitué les principales sources d'infection. Des légionelles ont également été retrouvées dans du terreau.

L'infection se produit par l'inhalation d'aérosols contenant des légionelles, c'est-à-dire un mélange d'air et de gouttelettes d'eau contaminée avec certains types de Legionella. Si elles sont ingérées par voie digestive, les légionelles sont en revanche inoffensives.

Fièvre, toux, douleurs musculaires, maux de tête et perte de l'appétit sont les premiers symptômes de la maladie du légionnaire. Ils apparaissent deux à dix jours après l'infection. La maladie peut aussi prendre la forme d'une pneumonie à évolution plus ou moins sévère. Dans 5% à 10% des cas, les malades décèdent, malgré un traitement antibiotique.

En principe, les installations hydriques dans lesquelles des aérosols se forment sont des sources d'infection potentielles. Une grande part de la responsabilité revient donc aux exploitants d'installations dans lesquelles une transmission de légionelles via des gouttelettes est possible, a expliqué l'OSAV à Keystone-ATS. Sont par exemple concernés les douches, les jacuzzis mais aussi les installations hydrauliques dans les hôpitaux.

Mais la prévention de la légionellose concerne tout le monde et toutes les installations sanitaires. Afin d'éviter la propagation des bactéries, la température de l'eau devrait être d'au moins 60 degrés à la sortie du réservoir et 50 degrés au robinet.

Comme les légionelles se trouvent principalement dans l'eau, c'est dans ce domaine que se sont concentrées les mesures et les recommandations. L'ordonnance sur l'eau potable et l'eau des installations de baignade et de douche accessibles au public (OPBD) est entrée en vigueur en mai 2017.

Selon l'OSAV, cette dernière permet aux autorités, dans ce cas les laboratoires cantonaux, de dénoncer les installations qui présentent une concentration en légionelles supérieure à 1000/l. Une période transitoire de dix ans est prévue pour effectuer des mesures d'assainissement. Pour les jacuzzis et les bains de vapeur, le nombre de légionelles autorisées est limité à 100/l.

Si des points d'eau tels que des douches ou autres robinets ne sont pas utilisés pendant plus d'une semaine, il est recommandé de les rincer à l'eau chaude avant une nouvelle utilisation, conseillent l'OFSP et l'OSAV.

Un cas actuel illustre cette problématique: depuis mi-novembre une piscine couverte était fermée à Riehen (BS) à cause d'une contamination aux légionelles, due à l'utilisation irrégulière des douches individuelles dans le bâtiment. Entre-temps, des filtres supplémentaires ont été installés dans les pommeaux de douche.

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