Vous êtes ici

Les socialistes fribourgeois en campagne

Le Parti socialiste fribourgeois lance sa campagne fédérale 2019

Le Parti socialiste fribourgeois (PSF) a lancé jeudi sa campagne pour les élections fédérales du 20 octobre. Il tentera de maintenir au minimum les sièges de ses deux députées sortantes au Conseil national, voire de reconquérir celui perdu il y a quatre ans.

(ats) Le PSF a tenu un congrès extraordinaire jeudi soir à Fribourg pour faire valider auprès des quelque 150 membres présents les candidats proposés par les sections de district. Avant toute chose, la conseillère nationale et vice-présidente du Parti socialiste suisse (PSS) Ada Marra est venue faire le point de la situation sur le plan national.

"Nous allons nous battre en faveur de meilleures conditions de vie pour des millions de personnes", a expliqué Ada Marra. La Vaudoise a rappelé les grands axes arrêtés par son parti, la santé, l'égalité femme-homme et le climat. "Le PS prône une Suisse prospère avec une éthique sociale et écologique."

Au-delà des encouragements du parti national, les membres ont écouté les sept candidats au Conseil national se présenter mutuellement. Les deux sortantes, la Broyarde Valérie Piller Carrard (40 ans) et la Moratoise Ursula Schneider Schüttel (57 ans), constituent les locomotives de la campagne.

Valérie Piller Carrard, candidate malheureuse l'an passé à la succession de la conseillère d'Etat verte démissionnaire Marie Garnier, ambitionne un troisième mandat à Berne. Quant à Ursula Schneider Schüttel, elle siège au Conseil national depuis fin 2016, en remplacement de Jean-François Steiert, élu au gouvernement fribourgeois.

Il s'agit de son deuxième passage, après y avoir repris de 2012 à 2015 le mandat de Christian Levrat, parti au Conseil des Etats pour remplacer Alain Berset, élu au Conseil fédéral.

Outre son duo féminin, le PSF lance aussi dans la bataille le député au Grand Conseil Pierre Mauron, 46 ans, comme en 2015 d'ailleurs. Président du groupe socialiste au législatif cantonal, le Gruérien, également président de l'Asloca Fribourg, est tout cas motivé.

Il pourrait être en mesure de récupérer le siège perdu il y a quatre ans par le PSF, parti dans l'escarcelle de l'UDC Pierre-André Page, qui a ainsi accompagné Jean-François Rime au cours de la législature qui s'achève. Outre le trio de favoris, le parti cantonal propose quatre autres noms pour s'attirer les faveurs des électeurs.

Il s'agit des députés au Grand Conseil sarinois David Bonny, 52 ans, et fribourgeois (ville) Elias Moussa, 34 ans, de la Glânoise Nathalie Déchanez, 51 ans, et du Singinois Urs Hauswirth.

En ce qui concerne le Conseil des Etats, le PSF peut compter sur Christian Levrat, 48 ans. Le citoyen de Vuadens, en Gruyère, siège à la chambre haute depuis 2012, après avoir occupé un siège de conseiller national pendant plus de huit au Conseil national. Il préside par ailleurs le PSS depuis onze ans.

A Berne, il forme un duo avec le PDC Beat Vonlanthen, le Singinois ancien conseiller d'Etat âgé de 61 ans. Leur "ticket" sera contesté cet automne par la libérale-radicale gruérienne Johanna Gapany (30 ans) et par le vert Gerhard Andrey (43 ans), dont la candidature doit être confirmée. L'UDC a parlé pour sa part de sortir le nom d'un candidat en mai.

Le PSF pourra compter sur les voix complémentaires d'autres listes, sous-apparentées. Il s'agit de la Jeunesse socialiste fribourgeoise (JSF), qui s'appuie sur sept noms, quatre hommes et trois femmes, dont la fille de Christian Levrat, Marie, 20 ans. Trois autres listes sont sur les rangs: PS 60+, PS Intégration et PS International.

Le budget de campagne du PSF atteint 220'000 francs, dont 170'000 francs viennent du parti lui-même.

Articles correspondant: Suisse »