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Réponse fédérale aux critiques des paysans

Johann Schneider-Ammann tance l'Union suisse des paysans

Le ministre de l'économie Johann Schneider-Ammann ne se laisse pas impressionner par les critiques des paysans contre la politique agricole. Dire que le Conseil fédéral veut saper l'agriculture est "une énorme exagération", assure-t-il dans une interview parue mardi.

(ats) "S'il vous plaît, pas comme ça!", martèle M. Schneider-Ammann, interrogé par la Berner Zeitung et le Landbote. Le conseiller fédéral ne "sacrifie" pas les agriculteurs, comme le lui a reproché l'Union suisse des paysans (USP), souligne-t-il.

Les critiques de l'USP à l'encontre de la nouvelle stratégie agricole du gouvernement, que des experts ont élaborée, vont aussi trop loin dans la dévalorisation, selon le Bernois. "L'Union suisse des paysans se surestime", affirme le ministre.

Il faut montrer aux paysans à quel point d'autres branches de l'économie suisse doivent être compétitives. Si des pays renonçaient à des accords de libre-échange avec la Suisse, de multiples PME d'ici se retrouveraient en difficulté, assure le conseiller fédéral. "Devons-nous attendre que ces firmes délocalisent leur siège en Allemagne et sacrifient des emplois en Suisse?"

M. Schneider-Ammann dit avoir une certaine compréhension pour la nervosité des paysans face à l'ouverture des frontières qui est dans l'air. "Cependant, les milieux agricoles doivent s'asseoir avec nous à une même table." Et de rappeler qu'il a toujours tenu parole par le passé à la suite de telles rencontres.

Personne ne parle d'ouverture complète à l'importation de viande argentine ou brésilienne, garantit le ministre de l'économie. Cependant, les milieux agricoles sont forcés de s'adapter et de devenir plus efficaces. En Suisse, l'agriculture est "désespérément surréglementée", alors que les paysans auraient besoin de plus de marge de manoeuvre entrepreneuriale pour faire baisser leurs coûts.

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