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Conseil municipal de Bienne

Une Direction à la marge de manœuvre limitée?

Comment fonctionne le Conseil municipal de Bienne? Quelles tâches remplissent ses cinq membres? Combien gagnent-ils? A tour de rôle, chaque élu apporte ses réponses. Dans ce quatrième volet, Beat Feurer, directeur de l’Action sociale et de la sécurité, s’est prêté à l’exercice.

Le conseiller municipal Beat Feurer considère la forte dépendance de sa Direction comme la principale difficulté de sa fonction. Photo: Matthias Käser

Aude Zuber

Depuis quatre ans, il est conseiller municipal à la Ville de Bienne. Membre de l’UDC, il dirige la Direction de l'action sociale et de la sécurité. Pour l’homme qui s’occupe des affaires sociales, comment explique-t-il le taux très élevé de l’aide sociale qui avoisine les 11%? «Les loyers bas de Bienne attirent beaucoup de personnes qui sont dans une situation précaire. Il peut s’agir de personnes qui cherchent un emploi et qui ne possèdent pas de formation solide.»

Pour diminuer ce taux, de nombreuses mesures ont été prises. «Nous avons notamment augmenté d’environ 15% les effectifs dans le département des affaires sociales.» Pour améliorer la situation, tous les conseillers doivent travailler conjointement. «C’est un réel défi, pas uniquement pour ma Direction mais l’ensemble du collège. Une stratégie d’ensemble doit être adoptée. Par exemple, mon collègue Cédric Némitz a augmenté le pourcentage de travail d’une personne active dans l’encouragement précoce.»

Facteurs non influençables?
Selon lui, la marge de manœuvre est restreinte. Il explique que le taux élevé de personnes à l’aide sociale est influencé en grande partie par des facteurs externes, comme celui du prix de loyers, que la Ville de Bienne ne peut pas influencer.

La sécurité est aussi de sa responsabilité. Quel est son rôle? «Je dirige cette Direction, c’est-à-dire je guide et encadre le personnel, je donne des objectifs quantitatifs et qualitatifs, par exemple, à l’inspection de police et je contrôle si ceux-là sont atteints. Si ce n’est pas le cas, je les réadapte.» L’un des objectifs fixés est d’augmenter la sécurité à Bienne. «Une forte collaboration avec la police cantonale a été mise en place. Les efforts se concentrent dans la zone de la gare, car c’est le premier lieu de passage.»

Journée-type
Sa journée de travail commence entre 7h30 et 8h. L’élu s’attèle d’abord aux affaires internes. De cette façon, il consulte et répond à ses nombreux e-mails, examine les rapports pour le Conseil municipal, participe une fois par semaine à la séance avec les autres conseillers municipaux. A midi, il reste à son bureau pour y manger. Ensuite, diverses séances rythment généralement son après-midi. Ce qui représente une part importante de son travail: «Environ 30% de mon temps est consacré aux séances.» Quant aux soirées, Beat Feurer succède les représentations publiques. Est-il beaucoup à l’extérieur? Il déclare qu’il était davantage lorsque qu’il exerçait la profession d’expert fiscal. «Actuellement, je suis à l’extérieur de la ville de Bienne entre 3 et 4 fois par semaine.»

Un investissement important
A la question de savoir combien d’heures Beat Feurer travaille par semaine, il déclare effectuer une moyenne de 55 heures hebdomadaires. « Une fois, j’ai compté 65 heures. C’est mon record!.» Quant à son salaire, le conseiller municipal touche 200 000 francs par année. «Dans mon ancien travail, je gagnais plus », précise-t-il. La rémunération confortable n’a donc pas été un argument en faveur de sa candidature. Mais un attrait pour la chose publique: «Mon travail n’est pas toujours facile, mais j’ai du plaisir. » Pas simple, dites-vous? «La principale difficulté de ma fonction est la forte dépendance de ma Direction. Le canton nous donne le cadre que ça soit pour la politique sociale ou sécuritaire, ce qui restreint considérablement la marge de manœuvre pour proposer des solutions», conclut le politicien.

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