Vous êtes ici

Abo

La Neuveville

Pour amener le lac en ville et vice versa

Pour sa dernière séance du millésime 2018, le Conseil général a notamment eu un avant-goût du projet de la place de la Gare.

Président de l’assemblée pour 2018, le libéral-radical Jean-Philippe Ammann (PLR, 3e depuis la gauche) sera remplacé l’an prochain par le socialiste – selon le tournus – Albrecht Ehrensperger (2e depuis la gauche). Photo: DS

Par Dan Steiner

Dans une motion transformée en postulat puis accepté lors de la séance du 2 décembre 2015, Sanda Ohra demandait au Conseil municipal neuvevillois qu’on remette fissa l’aménagement de la place de la Gare à l’ordre du jour. Eh bien trois ans après, presque jour pour jour, la conseillère générale du Forum neuvevillois a enfin pu contempler, ce soir lors de la dernière séance du législatif pour 2018, ce que l’exécutif avait concocté sur le sujet.

De la voie, notamment, de son collègue de parti Christian Ferrier, président de la Commission de la gestion du territoire, elle a pu entendre que le dossier est sur les rails. On apprend ainsi que le potentiel de développement est significatif sur les places du Marché et de la Gare. «La première idée est d’ouvrir les sous-voies, de passer de tunnels sombres à quelque chose de plus éclairé.» Des lieux de passages qui serviront également à lier de manière plus fluide et plus engageante lac et vieille ville. Ou ville tout court.

Déjà des investisseurs?
Espaces verts, bassin d’eau et zone piétonnière devront également contribuer à embellir cette carte de visite que les touristes ou les habitants du lieu découvrent au sortir du train.

Le stationnement ne sera toutefois pas oublié puisqu’il restera des zones où se garer dans le secteur. Voire bien davantage si la construction d’un parking souterrain de 160 à 250 places venait à voir le jour. En dessus? Des surfaces destinées à des commerces, bureaux, activités ou logement. Centre médical ou fitness – «Il y a de la demande dans ce sens à La Neuveville», assure Christian Ferrier – sont des pistes concrètes pour constituer l’offre souhaitée sur ces deux places.

Comme nous n’en sommes qu’à l’avant-avant-projet, de nombreuses étapes sont encore à franchir. Contraintes (bruit, mobilité, recensement architectural, etc.), potentiel et analyse du rayonnement non ionisant (du réseau électrique ou des CFF) sont déjà derrière. Reste à tailler le bout de gras avec les différents propriétaires concernés (privés, Poste, CFF), élaborer un projet d’aménagement de détail ou intégrer le projet dans la réglementation ad hoc. Et établir un plan de financement public-privé. A ce titre, il s’est dit qu’un ou deux investisseurs avaient déjà mis le nez à la fenêtre... Place, donc, désormais à l’avant-projet.

Déficitaire, mais pas trop
Le reste de l’actualité législative neuvevilloise n’a pas fait trop de vagues. Aucune même, puisque toutes les motions ont été envoyées à l’unanimité. Ainsi, 83'000 fr. (sur cinq ans) iront à la pose de dix défibrillateurs en ville, 300'000 fr. pour la fourniture de signaux numériques multimédias (sur cinq ans aussi) et 40'000 autres francs (sur trois ans) serviront à sauvegarder ce que le PS a considéré comme un trésor, à savoir la collection photographique Pierre Hirt.

Dernier gros morceau à l’ordre du jour, le package plan financier 2019-2023 et budget 2019 a été défendu par le conseiller municipal Jean-Philippe Devaux, qui a rappelé que le rapport faisait état d’une légère insuffisance de financement, mais que le taux de réalisation du catalogue des investissements prévus se situait généralement entre 50 et 80%. Des perspectives jugées ambitieuses mais satisfaisantes par le plénum, qui a approuvé l’affaire.

Des solutions pour le déficit budgétaire? En tout cas pas le non-renouvellement de postes administratifs, comme indiqué dans notre édition d’hier. Une erreur, espérons-le, peu coûteuse pour la ville.

Articles correspondant: Région »