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Environnement

Peu de particules fines l’hiver passé

En raison de températures hivernales plutôt douces, la concentration maximale de particules fines dans l’air n’a été dépassée qu’à de rares occasions durant la saison dernière.

Les trois principales sources de particules fines sont les habitations (chauffage et feux de cheminée), l'industrie manufacturière et le transport routier. Photo:LDD

Le canton de Berne surveille la pollution atmosphérique au moyen de stations de mesure réparties sur tout le territoire cantonal et publie régulièrement les résultats de ses relevés. Les particules fines sont la source de pollution la plus importante en hiver. La valeur limite pour la concentration moyenne journalière est fixée à 50 microgrammes par mètre cube (µg/m3). Elle peut être dépassée une fois par an.

La concentration de particules fines est restée exceptionnellement basse dans son ensemble pendant les mois d’hiver, en raison principalement d’un temps doux et parfois orageux. L’hiver 2017/2018 n’a pas connu de hautes pressions stables et durables qui favorisent des niveaux élevés de particules fines. Ceux-ci sont néanmoins remontés fin février à la suite d’une brève vague de froid, entraînant un dépassement de la valeur journalière maximale, mais seulement dans le centre de Berne. L’hiver 2017/2018 est l’un de ceux où les poussières fines sont restées à leur plus bas depuis le début des relevés.

Valeur limite respectée
La valeur annuelle limite de 20 µg/m3 a été largement respectée à toutes les stations de mesure en 2017, hormis dans le corridor routier du Bollwerk à Berne. La valeur limite journalière a par contre été dépassée à large échelle et pendant plusieurs jours du fait d’une période stable de haute pression en janvier, un mois particulièrement froid cette année. Ce fut le plus souvent le cas au Bollwerk, en raison du sel de voirie sec soulevé en permanence par les véhicules automobiles et de travaux de construction intensifs aux alentours de la station de mesure.

Depuis le début des relevés il y a près d’un quart de siècle, les actions engagées ont permis de réduire de moitié la concentration de particules fines. Toutefois, lorsque les échanges de masses d’air sont faibles pendant une période prolongée, cette concentration peut être excessive. De plus, la proportion de suie nocive pour la santé demeure trop élevée dans les particules rejetées par les véhicules diesel et les chauffages au bois. Les mesures à long terme inscrites dans le plan cantonal de mesures de protection de l’air 2015-2030 restent donc nécessaires.

Coopération intercantonale
L’air ne s’arrête pas aux frontières cantonales. Il est donc intéressant de surveiller sa qualité à grande échelle. Depuis l’automne 2017, le canton de Berne et les cantons de la Suisse du Nord-Ouest publient leurs relevés de la qualité de l’air sur le site https://luftqualitaet.ch/qualite_air.

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