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Canton de Berne

Pas privilégiés, les toxicomanes propriétaires de chiens

Expert canin reconnu loin à la ronde, le Gouvernement bernois est catégorique: les toxicomanes propriétaires de chiens n’ont aucun privilège par rapport aux maîtres non possédés par le démon de la drogue.

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Il contredit en cela une motion émanant des rangs de l’UDC, selon laquelle les premiers nommés seraient favorisés. De quoi relever, accessoirement, que les maîtres de chiens toxicomanes ont rarement un quotidien structuré et même du mal à se prendre en main: «Ils sont souvent agressifs et imprévisibles. Cela peut entraîner des troubles de comportement chez le chien, qui devient alors un danger pour les enfants ou les passants», estiment les motionnaires. Lesquels grommellent encore qu’il est «inadmissible que des toxicomanes touchent 1500 à 2000 fr. par an des services sociaux pour nourrir leur chien ou l’emmener chez le vétérinaire et utilisent l’argent pour s’acheter de la drogue».

D’une manière générale, la réponse gouvernementale laisse supposer que les membres de l’exécutif n’ont pas peur d’être mordus. En tout cas, Leurs Excellences sont catégoriques: les toxicomanes qui possèdent un chien ne doivent pas être jugés autrement que les autres propriétaires de canidés. Le Service vétérinaire du canton applique d’ailleurs cette prescription avec rigueur, toujours prêt à mordre s’il flaire la moindre infraction.

Tous les détails dans Le Journal du Jura de mercredi.

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