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Bienne

Ouverture de 18 mois de dialogue

La première table ronde autour de l’avenir de la branche Ouest de l’A5 s’est tenue hier, dans une ambiance constructive selon les personnes présentes.

Hans Werder modère ces tables de dialogue (photo LSG)

Marjorie Spart

«Nous avons tous envie de trouver une solution.» Cette déclaration faite par Mélanie Meier, porte-parole du comité «Axe ouest, pas comme ça», à l’issue de la première table ronde sur de l’avenir de la branche Ouest, était largement partagée par les personnes présentes. Autorités locales et cantonales et représentants de diverses organisations tenaient le même discours d’ouverture, axé sur la recherche de consensus.

Mise sur pied par le canton, cette table ronde était dirigée par Hans Werder, président d’Avenir Mobilité. Dans un esprit de transparence, ce spécialiste de la mobilité a informé les médias après cette première rencontre qui a duré quatre heures et réuni plus de 25 organisations. «Nous avons pris un bon départ. Les discussions très engagées et se sont déroulées dans un climat constructif», a-t-il confirmé.

Pas de tabous
Cette réunion a permis de jeter les bases du processus de dialogue que vont mener les opposants et les partisans de la branche Ouest, ainsi que des représentants des autorités municipales. Le canton, lui, s’est dégagé des discussions, pour permettre à ces différents acteurs de parler, sans tabous, de toutes les variantes de ce contournement autoroutier. «Il s’agit de mettre toutes les variantes à plat et même d’envisager une autoroute qui passerait par le Seeland», a indiqué Hans Werder.

Pour ce faire, un petit groupe de dialogue, toujours mené par le spécialiste en mobilité, se rencontrera régulièrement, entouré d’experts, pour évaluer ce qui est possible ou non de réaliser.
Ce petit comité rendra ensuite compte de ses avancées à l’ensemble de l’assemblée. L’objectif visé: «Déposer sur la table, en juin 2020, des recommandations à transmettre au canton pour la branche Ouest», a souligné Hans Werder, en évoquant toutefois l’éventualité qu’aucun consensus ne recueille l’adhésion des participants et que ce processus de discussion débouche sur un statu quo... «A ce moment-là, nous reprendrions les choses là où elles se sont arrêtées aujourd’hui.» Le directeur cantonal des Travaux publics, Christoph Neuhaus, s’est en effet engagé à faire suspendre le processus de mise en œuvre du projet général auprès de la Confédération, durant les 18 mois de dialogue.

Victoire d’étape
Roland Gurtner, du comité «Axe ouest, maintenant», se réjouissait vendredi de pouvoir aller de l’avant: «Nous devons saisir la chance qui nous est offerte de réfléchir sur l’A5 pour trouver une solution qui satisfera une majorité de la population.» Le Biennois ne craint pas d’évoquer un tracé qui passerait par le Seeland et dont la réalisation nécessiterait l’élaboration d’un nouveau projet général, promettant de nombreuses années de planification supplémentaires: «En étudiant cette option, nous montrerons rapidement qu’elle n’est pas réalisable. En parler permettra donc de mieux l’écarter.»

Du côté des opposants à la branche Ouest, on parlait vendredi de «victoire d’étape» pour qualifier la tenue de ce groupe de dialogue, «demandé depuis près de deux ans». Par contre, ces derniers n’entendent pas transiger sur l’abandon d’une jonction autoroutière au centre-ville. «C’est le point de départ de notre contestation. Dans la recherche de consensus, nous sommes d’accord qu’une branche Ouest soit réalisée, mais sans jonction en ville. Cela fait partie de la négociation à ce stade de la discussion», a rappelé Mélanie Meier.

La prochaine séance de dialogue de ce groupe se tiendra le 27 mai.

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