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Bienne

A nu, au propre et au figuré

Micha Sportelli vient de sortir un nouvel album dans lequel il se met à nu.

Photo Anita Vozza

Tobias Graden (adaptation Marjorie Spart)

Auteur, compositeur et interprète, Micha Sportelli vient de sortir un nouvel album, intitulé «Fear and Courage» qu’il signe de son nom d’artiste Sportelli.

Lorsqu’on le prend en main, la photo de couverture saute aux yeux. On y découvre le Biennois, dans le plus simple appareil, au cœur d’une forêt sombre, de dos, dans une posture artistique, tel une statue baroque. «En fait, j’étais à la recherche d’un sponsor pour mes habits. Mais je n’en ai trouvé aucun», raconte le chanteur. «J’ai donc procédé à de nombreux essais dans cette forêt, sous le regard de la photographe Anita Vozza. Rien n’allait. Puis, nous avons eu l’éclair de génie: nu.» La nudité est un état qui correspond bien aussi à cet album dans lequel Sportelli tombe le voile pour se montrer entier et vrai.

Trois ans de travail
La volonté inconditionnelle de vérité et de perfection de l’artiste lui permet parfois de se dépasser. Il en va de même pour cet album qui a nécessité un long processus de création. «Il n’a été terminé qu’à la seconde tentative», sourit Micha Sportelli. En effet, l’artiste a commencé à travailler sur cet opus, il y a trois ans. Il a enregistré, produit et mixé des chansons pendant un an et demi. Puis, il a tout jeté. «Cela n’allait pas dans la bonne direction. Le son n’était pas assez rond, il n’y avait pas assez de développement. C’était trop peu pour moi.» Du courage, il en aura donc fallu à l’artiste pour laisser derrière lui le fruit de son travail et repartir de zéro. Mais bien lui en a pris: «Cet album, c’est moi à 200%», s’enthousiasme le Biennois.

Celui-ci a enregistré pratiquement tous les titres de «Fear And Courage» lui-même. A l’exception des morceaux de violoncelle ou du titre créé pour la fondation Dammweg qui comporte une partie chantée par un chœur.
Au final, «Fear And Courage» se veut un album plutôt calme. Micha Sportelli expérimente ici et là le beatboxing et un peu de musique électronique, mais les sons organiques et les tempos lents sont prédominants dans les morceaux.
Peu d’éclats rock dans ses titres. Le chanteur les garde pour les concerts qu’il donnera en trio avec la violoncelliste Lea Meier et la batteuse Christine Wyder. A ce propos, Micha Sportelli est heureux d’avoir trouvé ces compagnes de scène. «Cela m’a pris trois ans pour les réunir. Maintenant nous avons une relation télépathique sur scène, c’est vraiment intense.» 

Sportelli sera en concert vendredi au Kreuz à Nidau. Dès 20h30. www.kreuz-nidau.ch

Mots clés: Bienne, Musique, Sportelli, Album, nu

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