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Bienne

Notre musique est authentique

Les quatre Biennois du groupe Clapophonic viennent de sortir leur premier album électro-jazz. Ils conçoivent cette musique comme destinée aux curieux et non à l’élite.

Photo jd-pictures.com

Marjorie Spart

«On peut dire que nous sommes un groupe 100% biennois, formé de quatre potes que j’ai réunis autour de moi. Et que notre album l’est tout autant, puisqu’il a été enregistré à Belmont!» Ce plaidoyer pour les racines régionales du groupe Clapophonic, Josua Beureux, son fondateur, y tient. Surtout pour mettre en avant la production musicale que l’on trouve ici. «Avant d’aller écouter du jazz à Berlin, on peut découvrir ce qui se fait chez nous. Et on y trouve de la qualité», sourit-il en présentant son premier album, «Rooftop». De la musique électro-jazz à laquelle le jeune batteur  et compositeur de 27ans s’adonne en compagnie de Michael Gilsenan (saxophone et EWI), Billy Utermann (claviers) et Jérémie Krüttli (basse).

Du jazz populaire
Pour décrire la musique qu’il a composée, Josua Beureux utilise les termes «authentique et honnête». «Nous avons enregistré cet album d’un seul tenant, en une journée. Il comporte ainsi les petites imperfections du direct. Il n’est pas lissé, comme se fait parfois. Dans cet opus, nous nous mettons à nu», explique-t-il. Et de préciser que durant la seconde journée d’enregistrement, les quatre musiciens s’étaient laissés aller à de l’improvisation. «Nous en avons intégré une partie dans notre album, ce qui plaît bien à notre public.»

La musique que le groupe distille, il la conçoit comme populaire et non élitiste, comme parfois on estampille le jazz. «Nous ne faisons pas de la musique de chambre!» image le jeune homme, mettant l’accent sur le côté vivant et populaire de leurs morceaux. D’ailleurs, il invite le public à vivre leurs concerts comme un événement festif dans lequel on peut se manifester et pas seulement écouter religieusement.
Clapophonic a réalisé 500exemplaires de ce premier album qui comporte 11 titres. «Et 350 vinyles vont suivre prochainement, dont 100 font partie d’une série limitée», promet le batteur qui aurait aimé pouvoir les proposer au public au moment de démarrer la tournée promotionnelle de l’album, mais qui devra attendre...

Vues sur le Japon
Josua Beureux a fréquenté l’Ecole de musique de Bienne, puis celle de jazz à Berne. Son instrument de prédilection? La batterie. Mais son goût pour la musique, il le doit à ses parents: un père qui jouait du synthé à la maison et une mère violoncelliste. «Petit, j’ai reçu une flûte à bec. Lors d’un camp de vacances, je l’avais prise avec moi, sans vraiment savoir en jouer. Et là, j’ai fait mes premières expériences musicales en groupe. Ce qui m’a énormément plu et poussé à poursuivre sur cette voie-là», narre-t-il.

Le jeune homme a noué ses amitiés avec ses partenaires musicaux au gré de différents projets menés avec eux. Il en a d’ailleurs plusieurs qu’il fait avancer parallèlement. Il se produit notamment dans un quintet acoustique, dans le big bang de l’armée et il est aussi le batteur de différents artistes de la région, par exemple Caroline Alves, qui sera sur la scène du Lakelive festival cet été.

Concernant l’avenir, Josua Beureux rêve de se produire sur une scène au Japon, car «il y a là-bas une grande culture électro-jazz. Cette musique passe dans les magasins. Les Japonais sortent au moins une fois par semaine pour écouter de la musique live.»

«Rooftop», Inmelo Music.
Concert demain, à 20h30, à la Maison Farel. www.clapophonic.ch

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