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Bienne

Les pompes, un art de vivre

André Paca, joueur de basketball en 1re ligue nationale, s’est mis, il y a six ans, à accumuler tout type de sneakers. Aujourd’hui, il en possède près de 70 paires.

André Paca choisit ses baskets selon plusieurs critères. Le design et la rareté de la chaussre sont les deux plus importants. Matthias Käser

Clara Sidler

«Vous voyez, sous la semelle, il y a le logo de la marque partout. Là, on voit des petits détails sur la languette.» André Paca décrit avec intérêt une de ses paires fétiches: les Adidas Wang. Les baskets reposent sur une étagère, au milieu d’une multitude d’autres chaussures exposées sur la surface d’un mur entier de son dressing. On en trouve aussi éparpillées un peu partout dans le reste de l’appartement du Biennois qui collectionne les baskets depuis près de six ans. «Dès que j’ai commencé à en avoir les moyens, je me suis mis à les collectionner», raconte celui qui en possède actuellement une petite septantaine. Son truc? Les baskets vintage en édition limitée qu’il se procure, la plupart du temps, grâce à un contact dans le milieu. «Je sens que c’est une pulsion chez moi. Je suis comme un enfant qui doit obtenir son jouet», raconte le dessinateur en bâtiment âgé de 25 ans.

Allier deux mondes
La source de cette passion, il la trouve dans son enfance. «Je pense que j’ai commencé à m’intéresser aux baskets à 13ans lorsque j’ai débuté dans le basketball. J’ai découvert ce monde en cherchant des chaussures de sport», explique l’actuel joueur en 1re ligue nationale dans le club Rapid Bienne Basket. «Toutes les sneakers (ndlr: baskets dédiées à un usage citadin), à la base, sont d’ailleurs conçues pour le sport», précise-t-il. Les baskets, indissociable du monde du sport, mais pas seulement. En plus de ses activités professionnelles et sportives, André Paca est très présent sur Instagram où il se met en scène dans différents looks vestimentaires. Les baskets y ont une place d’honneur. «J’ai l’impression qu’en portant des sneakers, je peux montrer deux aspects de ma personnalité. D’un côté le basketball que l’on retrouve lorsque j’adopte un style sportif et décontracté. De l’autre, celui de dessinateur en bâtiment avec un look plutôt chic», explique-t-il.

Un vrai collectionneur?
S’il avoue s’acheter jusqu’à trois paires et dépenser, en moyenne, 300 fr. par mois, André Paca ne se considère toutefois pas réellement comme un collectionneur. «Les vrais spécialistes cherchent à tout avoir, ce qui n’est pas mon cas. Parfois, il est vrai que je m’achète le même modèle dans des coloris différents mais je n’y tiens pas absolument. Ce qui me différencie aussi, c’est que, contrairement à un collectionneur qui expose ses objets, je porte mes baskets», explique-t-il tout en avouant qu’il ne les chausse pas trop longtemps quand même pour ne pas les abîmer. Il sait aussi se débarrasser de certaines au coût de grands sacrifices. «Si je ne porte plus du tout une paire, je trouve que c’est du gâchis de les conserver.»
Quant à savoir s’il y a une fin à sa collection, André Paca est clair: «Je ne compte pas m’arrêter mais j’essaie, tout de même, de garder le contrôle.» Le jeune homme a d’ailleurs déjà en vue les prochaines chaussures qu’il compte se procurer:les Nike React Undercover. Une édition ultra limitée. «Pour celles-là, je serais prêt à rester debout toute la nuit à attendre leur sortie sur internet», sourit-il.

Mots clés: Bienne, Baskets, Sneakers

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