Vous êtes ici

Procès Knecht

La défense fait chou blanc

L’interrogatoire de Paul Knecht s’est terminé mercredi, mais le procès de l’ex-directeur du Centre hospitalier de Bienne (CHB), accusé notamment de faux dans les titres, a été ajourné sine die.

Photo archives

On ne saura qu’à la fin de cette semaine ou au début de la semaine prochaine quand les parties pourront soutenir leur plaidoyer et, surtout, quand le verdict sera rendu. Mais il est d’ores et déjà acquis que ce ne sera pas la semaine prochaine.

Le prévenu, le Ministère public, le CHB et le public devront donc patienter encore un peu avant de savoir si, oui ou non, les agissements de Paul Knecht sont de nature à engager contre lui des poursuites pénales. Mais que serait-il advenu du déroulement de ce procès si les rien moins que 20 demandes d’accès aux éléments de preuve, introduites par la défense à l’issue de l’interrogatoire, avaient été reçues.

Instruction préliminaire Le procureur Peter Thoma a d’ailleurs fait remarquer que la stratégie de la défense visait à ramener le débat sur l’instruction préliminaire. L’avocat du CHB, Dominik Gasser, lui a emboîté le pas. «La défense du prévenu essaie de faire accroire que l’enquête préliminaire a été partiale. Or, elle a été longue, approfondie et équilibrée», a-t-il déclaré. Ils ont donc tous deux rejeté ces demandes d’accès aux éléments de preuve, suivis en cela par la présidente du Tribunal, Barbara Lips qui, a-t-elle expliqué, ne voyait pas en quoi elles étaient de nature à éclaircir les reproches qui figurent dans l’acte d’accusation.

Auparavant, elle avait demandé à Paul Knecht pourquoi il s’était fait verser par le service du personnel une prime de 25% sur une partie de ses heures supplémentaires, alors même qu’il avait signé en 2002 un additif à son contrat stipulant que la rémunération de son temps de travail ne prévoyait aucune prime.

Est-ce Paul Knecht qui a réclamé ce bonus de 25% ou est-ce la cheffe du personnel de l’époque qui le lui a accordé sans être sollicitée? Le prévenu a imputé cette responsabilité à la cheffe du personnel. Mais la présidente lui a fait part d’une déclaration de cette dame, selon laquelle elle ne faisait chaque fois qu’exécuter ce qu’il lui demandait de faire. /jw-mg

Articles correspondant: Région »