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La Ferrière

Du vin pour le Unihockey-Club

Le club de unihockey de La Ferrière a été constitué récemment et brille déjà en 5e ligue.

Pour payer la licence du club, les joueurs ont notamment vendu du vin. SDN

Salomé Di Nuccio

Vin du diable, pinot noir, chasselas et œil-de-perdrix. Deux rouges, un rosé et un blanc, en clair, mais sous le logo du mouflon du UHC (unihockey) La Ferrière. Pour jouer en championnat de Suisse de 5e ligue sous sa propre licence, la jeune équipe s’est récemment lancée en quête de fonds. En collaboration avec la Cave des Coteaux de Boudry, elle vient notamment de vendre des cartons de vins à son image. A quelques jours du bouclage des comptes, le président Jérôme Isler se montre optimiste. «A l’approche des fêtes de Noël, ça a donné des idées de cadeaux aux gens qui en ont acheté.»

Officiellement formé il y a  quelques semaines, l’UHC LaFerrière joue toutefois déjà en 5e ligue depuis 2017. Sur la base d’un arrangement sportif et amical, ses joueurs partagent la licence des Neuchâtelois de La Brévine. Ce consensus pratique étant provisoire, le club ferriérois progresse et a hâte d’avoir la sienne. Une certification ayant son coût, et à laquelle s’ajoutent les frais inhérents aux sociétés sportives.
Arrivé 4e l’an passé, l’UHC LaFerrière talonne en ce moment le leader, l’UHC Bevaix. Aux yeux de leur coach Claude Riesen, les joueurs ont dopé leur potentiel. «Depuis la deuxième moitié du championnat de l’an passé, on voit nettement la différence.»
 

Quinze licenciés
Fort d’un effectif d’une vingtaine de membres, l’UHC LaFerrière compte une quinzaine de licenciés. Une grande partie viennent de La Ferrière et de La Chaux-d’Abel, mais aussi de Renan, Sonvilier et La Chaux-de-Fonds. Parmi les joueurs ferriérois, Noé Gosteli détient, pour sa part, une certaine expérience. Comme la plupart de ses camarades, le jeune défenseur a eu un coup de cœur pour ce sport collectif tonique et animé, se pratiquant en salle à trois contre trois ou cinq contre cinq. Alliant plusieurs principes du hockey sur glace, sa pratique n’inclut ni sa rudesse, ni ses exigences. «En jouant, en gros, un dimanche toutes les trois semaines entre septembre et avril, ça nous fait un bon sport qui ne prend pas toute la place dans nos vies.»

Pour compléter les recettes des millésimes 2017, les hockeyeurs recherchent aussi désormais divers sponsors. En revanche, gonfler le contingent ne serait pas pour l’heure à l’ordre du jour. Comme le conclut Jérôme Isler: «On va déjà lancer notre équipe première, puis on verra...»

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