Vous êtes ici

Bienne: performance

Des dizaines de danseurs vont envahir le Centre Pasquart

Projet Danse Bienne investit le centre d’art contemporain vendredi et samedi avec son nouveau spectacle

Les danseurs répétent depuis le mois d’octobre. Matthias Kaeser

C’est la marque de fabrique de l’association Projet Danse Bienne: investir des endroits insolites pour y jouer ses spectacles. L’été passé, les 80 danseurs de la troupe avaient envahi la vieille ville à la nuit tombante. Quelques mois plus tôt, c’était sur la place Centrale que la compagnie avait présenté son «Bubble Danse Performance».

«L’idée n’est pas simplement de monter une scène dans un environnement inhabituel, mais d’explorer toutes les possibilités de création offertes par un lieu singulier», explique Séverine Hessloehl, l’une des deux chorégraphes – avec Andrea Schneider – de l’association.

Humains et machine

A nouvelle performance, nouveau terrain de jeu. Pour leur dernière création, les deux danseuses ont jeté leur dévolu sur le Centre PasquArt, «un autre lieu emblématique de Bienne où nous avions envie de nous produire depuis longtemps», raconte Séverine Hessloehl.
Le centre d’art, qui abrite actuellement l’exposition «Short Cuts», accueillera deux représentations de «Danse Pasquart!» vendredi et samedi à 19h30.

Les danseurs – enfants dès 5 Nyloid, ans, ados et adultes – évolueront dans la salle Poma et partageront l’espace avec l’installation Nyloïd, sorte de tripode mouvant réalisé par les artistes André et Michel Décosterd. «Nos mouvements seront adaptés à ceux de la machine», précise la danseuse.

Les chorégraphies seront accompagnées par des projections de vidéos en 3D sur les parois de la salle, comme ce fut déjà le cas lors du spectacle dans le vieux bourg. «Les danseurs interagissent avec les images, ce qui demande une grande précision d’exécution. A 10cm près, c’est loupé», assure Séverine Hessloehl. Mais l’utilisation de vidéos ne risque-t-elle pas de reléguer les danseurs au second plan? «C’est une problématique qui nous a préoccupés lors de la préparation. Nous avons donc fait en sorte que les danseurs et les images se répondent et se complètent.»

Aux frontières du réel

Même si elle est immense, la salle Poma est un espace clos qui n’offre pas autant de liberté de mouvement que les espaces urbains jusque-là prisés par Projet Danse Bienne. Un défi à relever pour les chorégraphes. «Nous nous sommes concentrées sur les corrélations entre les mouvements et les œuvres d’art», indique Séverine Hessloehl. Par exemple, durant le spectacle, les danseurs se retrouvent enfermés dans des bouts de tissus, donnant à leurs corps des allures de sculptures. «Nous avons cherché à brouiller les frontières entre ce qui est réel et ce qui ne l’est pas», résume la chorégraphe.

Fondée en 2011, la compagnie Projet Danse Bienne s’est fait connaître grâce à son premier spectacle, intitulé «Au crépuscule, quand les étoiles s’animent» et joué en 2012 aux Prés-de-la-Rive. La philosophie de l’association est d’encourager les danseurs de tout âge à développer leurs aptitudes techniques et scéniques ainsi que leur esprit créatif grâce à la danse.

«Bubble Danse Performance» en 2014

Danse Pasquart!
A voir vendredi et samedi à 19h30 au Centre Pasquart (faubourg du Lac 71).
Plus d’infos sur: www.ng5.ch

Articles correspondant: Région »