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SwissSkills 2018

Derniers préparatifs avant le jour J

A 48 heures de l’ouverture, les associations professionnelles mettent la dernière main à leurs stands pour pouvoir accueillir dès mercredi les 120 000 visiteurs attendus sur le site de Bernexpo.

Les apprentis polymécaniciens finalistes étaient déjà sur place hier afin de se familiariser avec les machines qui leur seront confiées. A droite, Edouard Buri, le seul qualifié romand.

Textes et photos Philippe Oudot

«Nous sommes bien dans les temps!» A48heures de l’ouverture des portes du Championnat de Suisse des métiers, Stefan Ulrich, chef des infrastructures, se dit confiant. Depuis une semaine, explique-t-il, c’est un peu le branle-bas de combat sur le site de Bernexpo.

Pas évident, en effet, de coordonner les allées et venues incessantes de véhicules afin de décharger au bon moment et au bon endroit les centaines de tonnes de matériel pour transformer le site de Bernexpo en une énorme usine temporaire. Dès mercredi et jusqu’à dimanche, celle-ci va en effet accueillir un millier de participants pour cette édition 2018 des SwissSkills.

Si c’est aujourd’hui le rush final, un tel événement nécessite une longue préparation, indique quant à lui Roland Hirsbrunner, porte-parole des SwissSkills. «Les premiers contacts ont été pris il y a deux ans et demi, pour établir une planification grossière, connaître les surfaces et les infrastructures dont les associations professionnelles ont besoin, afin de pouvoir placer tout le monde en tenant compte des spécificités de chaque métier. Impossible, par exemple, de placer les soudeurs dans une halle fermée.»

Vaste palette
Quatre jours durant, les quelque 150000 visiteurs attendus vont pouvoir découvrir une très large palette de métiers. Pas moins de 135 professions y sont en effet présentées, du maraîcher au dessinateur-constructeur industriel en passant par la courtepointière, le serrurier ou le mécatronicien d’automobile. De quoi présenter aux jeunes qui arrivent bientôt au terme de leur scolarité obligatoire la diversité des choix professionnels qui s’offrent à eux.

Comme l’indique Roland Hirsbrunner, «plus de 60000 élèves venus de toute la Suisse sont d’ores et déjà inscrits, dont plus de 17600 de Suisse romande. Il y a quatre ans, ils n’étaient que 5380.» Ce chiffre démontre bien les efforts faits par la Fondation SwissSkills en Suisse romande. Des efforts également perceptibles au niveau de la participation des apprentis, dont le nombre a augmenté de 19%par rapport à la dernière édition.

Dans les halles et sous les tentes, les stands prennent forme. Chez les constructeurs de route, on a déjà aménagé le terrain sur lequel les apprentis se mesureront. Des éléments de toiture n’attendent plus que les couvreurs. Et chez les agriculteurs, une dizaine de vaches sont arrivées samedi. «D’abord, cela leur laisse le temps de s’acclimater à ce nouvel environnement. Ensuite, cela permet de préparer chaque vache en décalant progressivement l’heure de la traite, si bien que le public pourra assister à cette opération tout au long de la journée», indique Roland Hirsbrunner.

 

«Le niveau est très élevé»

Sur le stand de Swissmechanic, dans la halle 2.0, les apprentis polymécaniciens étaient déjà à pied d’œuvre hier, afin de se familiariser avec les machines sur lesquelles ils vont usiner leurs pièces de mercredi à samedi, afin de décrocher le titre de champion de Suisse. Apprenti de 4e année chez Rolex, à Genève, Edouard Buri est le seul polymécanicien romand sur les 24 sélectionnés, soit huit en automation, huit en tournage et huit en fraisage. Pas de quoi déstabiliser ce jeune homme habitué aux concours. «L’an dernier, j’ai participé à l’édition 2017 des Industry Skills Romandie, et j’ai décroché le 2erang», explique-t-il en toute modestie.

Ce métier, il l’a choisi lorsqu’il était encore à l’école. «Ma sœur avait opté pour cette formation;je suis allé voir son école et j’ai tout de suite su que ce serait mon choix. Et les stages en entreprises que j’ai faits m’ont définitivement convaincu.» Ce qu’il aura à réaliser durant ces quatre jours? «Aucune idée! Nous ne le saurons que mercredi, en recevant les plans des pièces à exécuter.» S’il s’est qualifié sans problème pour cette finale, Edouard Buri sait que la concurrence sera rude: «En Suisse alémanique, le niveau est très élevé, car beaucoup de participants ont été drillés pour cette compétition. On verra, mais j’ai confiance», indique le jeune homme qui prépare sa maturité professionnelle en même temps que son CFC. Une fois son diplôme en poche, il a l’intention de poursuivre sa formation en HES pour devenir ingénieur en mécanique.

 

En bref

135 Nombre de métiers présents.

75 Nombre de métiers qui organisent leur Championnat suisse de la profession.

100000 Surface d’exposition (autant que 14terrains de foot.)

16,5 mios Budget de la Fondation SwissSkills.

15 à 20 mios Budget des associations professionnelles.

79 Nombre d’associations professionnelles présentes.

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