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Moutier

Aucun mot d’ordre, mais le Jura comme dénominateur

Le Ralliement des Prévôtois jurassiens, qui lance sa campagne pour les élections, a tenu à le rappeler: il n’est pas un parti ni n’a de place attitrée sur l’échiquier politique.

Les candidats du RPJ au Municipal (de g. à d.):Dominique Baillif (sortant), Alain Claude, Michaela Dellea-Degoumois et Thierry Choffat. Photo: Stéphane Gerber

Par Dan Steiner

«On se demande bien comment Madame (ndlr:Morena) Pozner, récemment attaquée pour son alliance contre nature avec l’UDC, a bien pu cataloguer le RPJ comme un parti de droite...» C’est de cette manière que la (seule) candidate du PSJB pour les élections municipales du 25 novembre – soit pour le Conseil municipal – s’était défendue la semaine dernière quand Le Quotidien jurassien l’avait confrontée à la plainte du PS jurassien à propos de son apparentement au parti agrarien et au PLR.

Et la présidente du Ralliement des Prévôtois jurassiens (RPJ), Chantal Mérillat, d’étayer: «D’abord parce que le RPJ n’est pas un parti, c’est un mouvement. Et c’est un rassemblement de personnes à l’esprit indépendant, sans mot d’ordre ni ligne politique.» Ce qui n’est pas sans lui causer parfois quelque souci, sourit celle qui figure sur la liste des 18 candidats du mouvement au Conseil de ville (liste complète dans Le JdJ du 13.10).

Le statu quo comme but comptable
Voilà pour la mise des points sur les i. Après quoi les quatre candidats au Conseil municipal, dont le sortant, Dominique Baillif, ont pu sereinement exposer leur vision de la Moutier de demain. Le premier objectif affiché est bien entendu de conserver les quatre sièges au législatif et celui de l’exécutif. «Comme nous comptons désormais cinq partis autonomistes à Moutier, reste à savoir où le PCSI (ndlr: Parti chrétien-social indépendant) ira chercher ses sièges.» Davantage de strapontins ne seraient évidemment pas pour décevoir l’entité projurassienne.

Plus en détail, l’exposé de ses quatre fers de lance a été divisé en thèmes. Alain Claude, établi depuis 20 ans en Prévôté mais novice en politique locale, a présenté leurs chevaux de bataille en matière de promotion économique, l’une des priorités du RPJ. «Nous nous engagerons à soutenir les secteurs de la promotion économique, du tourisme, des soins et de la formation professionnelle», explique l’ancien conseiller communal à Bassecourt. Et cela passerait par «une politique fiscale favorable à l’implantation de nouvelles entreprises», un office du tourisme dynamique et un soutien aux manifestations sportives, économiques et culturelles. Tout comme le maintien de l’hôpital, «crucial» pour les soins et les emplois.

Gros point de friction à Moutier, les finances ont été scrutées par Thierry Choffat et Dominique Baillif en particulier. Dont les remèdes esquissés pour les redresser ne sont en tout cas pas une hausse de l’impôt. Donc il faut réduire les dépenses ou augmenter les recettes.Comment? En ne renouvelant pas forcément les postes vacants de l’administration, en encourageant au sein de celle-ci plus de synergies, ou en accélérant le passage à l’informatique, juge Thierry Choffat.

Dominique Baillif, lui, estime «primordial de pouvoir accueillir de nouveaux habitants. Pour cela, Moutier a besoin de quartiers d’habitation attractifs et d’appartements modernes et spacieux.» Grâce à l’aide à la rénovation, par exemple.

Dernière oratrice, Michaela Dellea-Degoumois préconise des subventions et des infrastructures aux meilleures conditions possible pour les sociétés sportives. Et ajoute que «le RPJ a manifesté plusieurs fois son soutien au commerce local en déposant des interventions parlementaires». Non. Moutier ne se meurt pas.

L’écologie, la petite nouvelle
Deux choses, pour finir. Notons d’abord que le mouvement a, «pour la première fois, introduit dans son programme la question épineuse de l’écologie et de la protection de l’environnement», informe Chantal Mérillat. Remèdes: limiter les nuisances, veiller à la qualité de l’eau et lutter contre l’usage des produits toxiques, entre autres.

Bon, et puis le J de RPJ a bien sûr poussé ces m’sieu dames, dont le ralliement a sonné pour la première fois en 1978, à crier au «scandale», à la «honte» et à l’«infamie» en regard de la décision de la préfète, «dont la seule idée dès le soir du 18 juin (ndlr: 2017) était de casser le vote de Moutier. Nous ne nous laisserons pas faire et allons maintenant nous adresser à une véritable autorité judiciaire, indépendante et exempte de toute pression: le Tribunal administratif», clame la présidente. Et s’il confirme les conclusions de la magistrate? «C’est de la musique d’aveni

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