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Une métairie aux accents de Pagnol...

Il faut la mériter, la métairie bourgeoisiale de Sur-la-Côte, si proche à vol d'oiseau, si loin au bout des chemins tortueux de la montagne au droit du Petit Val. Ces chemins impeccables qui font la fierté d'Ernest Christen, ancien maire de Souboz, président actuel du syndicat intercantonal qui les gère et tenancier avec Marie-Rose de la ferme restaurant.

Une métairie aux accents de Pagnol...
Bernard Schindler

La récompense est au bout du voyage: un accueil chaleureux et une vue de rêve sur le vallon de la Haute-Sorne avec l'abbatiale de Bellelay nichée au fond. Depuis 14 ans, Marie-Rose et Ernest cuisinent les produits de la ferme et reçoivent les passants avec la simplicité qui donne envie de revenir. Les yasseurs de Moutier ne s'y sont pas trompés, eux qui ont planté ici leur stamm bihebdomadaire. Les parents Christen ne sont pas seuls, leurs trois filles donnent des coups de main si nécessaire, c'est-à-dire souvent. Une affaire de famille qui marche! Parmi les filles, Irène, fête ses trente ans avec son mari et une bande d'amis et amies. L'une d'entre elles connaît bien Christophe Meyer et les Christen ont le sens de la fête. La boucle est bouclée, on fêtera avec le rocker flamboyant, qui ne demande pas mieux cette année que de trouver un bon prétexte, à condition d'ouvrir l'événement au grand public. «Je suis d'accord de me laisser surprendre» souligne Ernest, le maître des lieux.

Et, comme aux rendez-vous précédents, le public suit au-delà des espérances. Au moins deux cents personnes à Sur-la-Côte viendront écouter le troubadour barde international et régional, dispensateur de joie de vivre exubérante, avec un message central, celui d'aimer sans mièvrerie le coin de paradis campagnard qui nous sert d'habitat. C'est voulu par l'auteur, il vaut mieux connaître la région pour savourer la poésie des textes. Entre les lignes, on comprendra qu'il est plus Maran de compter fleurette au Buisson-Galant que sur un terrain vague de banlieue. Nouveauté ce soir, Christophe n'est plus seul avec sa guitare, il a trouvé un batteur, Louis, son neveu de Saint-Imier, bientôt onze ans et hockeyeur prometteur en plus de son sens du rythme. A eux deux, ils exploseront l'ambiance et la grosse caisse.

Encore une affaire de famille qui tourne, mais tonton Christophe, c'est un danger permanent! Le public, très familial, en a redemandé plusieurs fois. Il a eu droit à une chanson cochonne, pleine de lard fumé, de boudin (tiens donc!), de jambon et d'atriaux, une vraie Saint-Martin avant le feu d'artifice final dans la nuit venue. /BS
Mots clés: Souboz

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