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Séparés, oui, mais pas divisés !

Le Conseil du Jura bernois (CJB) et le Conseil des affaires francophones du district bilingue de Bienne (CAF) ont siégé pour la première fois de concert. Tous deux misent sur une franche collaboration.

Séparés, oui, mais pas divisés !
Pierre-Alain Brenzikofer

Ils se sont retrouvés mercredi à Bienne. Où, après avoir réglé séparément leurs affaires, ils ont siégé pour la première fois de concert. Car depuis la disparition du Conseil régional, Jurassiens bernois et Biennois s'occupent chacun de leurs intrigues.

A l'heure de rappeler cette évolution, hier, à Tavannes, lors d'une conférence de presse commune, Béatrice Sermet-Nicolet, président du CAF, a toutefois salué l'évolution. Selon elle, la création de ces deux instances a permis de franchir un pas important. A l'entendre, il n'était plus envisageable que Bienne se prononce sur les affaires spécifiques au Jura bernois et ce dernier sur des dossiers concernant les Alémaniques de la ville.

«Mais cette séparation ne doit pas être synonyme de division», a poursuivi l'oratrice qui veut parler de partenariat et non de scission. Béatrice Sermet-Nicolet sait toutefois que la tâche sera ardue, «car des sujets délicats nous sépareront forcément». Ils devront dès lors être traités sur la base d'un règlement commun en cours d'élaboration, qui devrait être opérationnel en mars prochain. A part ça, l'oratrice a forcément évoqué les «grands domaines d'intérêt commun où nous nous entendrons». Allusion à la coordination scolaire romande (tertiaire, secondaire et école obligatoire), aux affaires culturelles où les deux partenaires devront se montrer solidaires, mais aussi à la participation politique. «Cette dernière nous oblige à collaborer, car nous aurons des avis cohérents à donner.»

Pour un vrai soutien
Au nom des deux organes, la présidente du CAF entend miser sur un vrai soutien du canton à sa partie francophone et aux Romands de Bienne: «Je me réjouis déjà de collaborer avec le CJB. Mais ne perdons pas de vue que nous sommes des apprentis, dans la mesure où nous ne pouvons nous référer à aucun exemple.»
Président du CJB, Jean-Jacques Schumacher a évidemment confirmé ces propos, en parlant lui aussi de rapports excellents.
Sonnez hautbois! /PABR

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