«Collatéral». C'est sous ce titre que sont placées les 14e
Journées photographiques de Bienne qui débutent vendredi. Les 21 expositions
disséminées dans la ville proposent un regard décalé sur des sujets comme le 11
septembre 2001 ou le réchauffement climatique. En détournant des sujets photographiques, en allant à la recherche
d'images insoupçonnées ou en jouant avec certains stéréotypes, les artistes ont
voulu se distancier du flux d'images conventionnelles qui nous entourent,
expliquent les organisateurs des Journées photographiques.
Dans ce contexte, l'adjectif «collatéral» se réfère à quelque chose
qui est à côté, qui est parallèle, indirect. Les photographes ont voulu
s'éloigner de ces images qui tendent de plus en plus à une uniformisation des
points de vue comme des objets.
Pour les organisateurs, l'uniformité de la couverture d'un événement
est due au développement des médias électroniques et au monopole de grandes
agences photographiques. Cette situation fait naître un sentiment de déjà-vu.
Les Journées photographiques réunissent, du 3 au 26 septembre, 21
expositions dans différents lieux de Bienne, des caves aux galeries en passant
par les musées. Elles se veulent un festival qui invite à un voyage de
découverte à travers la scène photographique suisse et internationale.