
Les cris et les rires d’une vingtaine de gymnasiennes s’essayant au lancer du javelot retentissent à quelques mètres de nous. Pierre-Yves Grivel les contemple en souriant: «Le sport a toujours été important pour moi. Si je suis plutôt conciliant en politique – je n’aime pas traiter mes concurrents d’adversaires ou d’ennemis –, je peux me déchaîner lors d’une compétition! Le sport m’a appris que la défaite et la victoire sont très proches... et qu’il faut parfois se battre deux fois plus que les autres pour gagner!»
Les finances? Non merci
Le regard du radical romand se perd dans le lointain: «Cet endroit est l’un de mes préférés à Bienne. Il symbolise pour moi l’ouverture sur la Suisse romande, qui m’est chère puisque je suis d’origine vaudoise. Quand j’étais petit, je passais mes vacances au Pont, dans la Vallée de Joux, chez mes grands-parents. Je surveillais les génisses, je chassais les taupes... Je ne garde que de merveilleux souvenirs de cette époque! Vous voyez la paroi rocheuse juste en face de nous, au-dessous du Pavillon? Lorsque j’étais à l’école secondaire du Châtelet, nous nous y rendions avec mon prof de biologie, Jean-Pierre Berthoud. Nous étudions les vipères et la végétation méditerranéenne qu’on trouve entre ces cailloux.» Puis, levant les yeux vers les «crayons» d’Altherr: «Cette sculpture me rappelle aussi Expo.02, elle est comme un écho aux tours de l’arteplage. Je pense que cette manifestation a été décisive pour Bienne, qui a pris un élan nouveau.»
S’il est élu, de quelle direction Pierre-Yves Grivel souhaiterait-il prendre la tête? «Contrairement à certains candidats, qui se prétendent compétents dans tous les domaines, je ne vous cacherai pas que je ne me sens pas prêt à prendre la Direction des finances. Par contre, la Sécurité m’intéresse beaucoup. Je me verrais bien à la tête d’une Direction de la police et des sports ou, pourquoi pas, de la Police et de la prévoyance sociale, une combinaison qui se pratique déjà dans plusieurs villes alémaniques. La Direction des écoles ne me ferait pas peur, c’est évidemment un domaine que je connais bien. En homme de terrain, je pourrais coiffer le casque du directeur des Travaux publics.»
Entré au Conseil de ville en 2004, Pierre-Yves Grivel a connu une évolution fulgurante de sa carrière politique. En 2007 déjà, il succédait à Marc Renggli au Grand Conseil:«C’est vrai, tout est allé très vite. J’ai été très bien entouré au sein du Parti radical romand, par son président Alain Nicati. Lorsque je suis entré au Grand Conseil, j’ai bénéficié des conseils du député Willy Pauli. Puis j’ai appris à voler de mes propres ailes. Je ne suis pas le genre de député à déposer une avalanche de motions, même en période électorale. Lorsque j’en dépose une, c’est pour qu’elle aboutisse, ou alors je pousse un coup de gueule dans la presse. C’est comme en sport: que je gagne ou que je perde, je veux être certain d’avoir fait le maximum!» /IG
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Pierre-Yves Grivel s'est aussi confié à notre caméra. Pour visionner la vidéo, cliquez sur le lien ci-dessous ou sur l'icône en forme de bobine de film, en haut d'article.
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