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Musique et questions qui fâchent aux Prés-d’Orvin

Christophe Meyer a fait halte au Bison Ranch des Prés-d’Orvin pour la 20e étape de sa tournée en campagne. L’occasion de revenir sur la saga du goudron avec le tenancier Christian Lecomte, en dégustant musique, humour et steak de bison.

Musique et questions qui fâchent aux Prés-d’Orvin
Katy Romy

Vendredi soir, c’était autour du bison ranch d’accueillir le maître du jeu de mots jurassien. Sur les monts des Prés-d’Orvin, Christophe Meyer a jonglé avec les syllabes et fait danser près de 150 adeptes de ses airs dédiés à la campagne, un brin déjanté. Le chanteur vedette des cimes de la région n’a pas peur des questions et des chansons qui fâchent. Entre deux mélodies, il lance le débat au sein du public: «Qui habite en ville et qui habite à la campagne?». Il entonne même en plaisantant: «Il pleut toujours dans le Jura bernois. Il ne pleut jamais en Ajoie». Au bison Ranch, la question qui avait fâché le tenancier des lieux Christian Lecomte avec les autorités était une affaire de goudron. Bref retour sur une saga à rebondissements. En 2005, le restaurateur agriculteur avait goudronné la route menant à son établissement sans en avoir l’autorisation ad hoc, puis avait fait recours contre la décision de ne pas lui octroyer de permis. Le dernier épisode en date remonte à 2009, lorsque les autorités avaient suggéré à Christian Lecomte de mandater un urbaniste pour réaliser un plan de quartier afin de sauver sa route.

Aujourd’hui, il se dit résigné à cette solution. «Je vais faire ce plan de quartier pour garder mon goudron», affirme-t-il. La démarche devrait délimiter mieux les diverses activités qui prennent place autour du ranch: forest jump, activités agricoles, restaurant. Ainsi, selon Christian Lecomte, il n’y aura pas lieu de trouver la recette miracle du dégoudronnage.

L’heure était toutefois loin de ces bisbilles, vendredi soir. Celui que l’on nomme le barde jurassien entamait son 20e concerts avec entrain, mêlant humour et musique avec virtuosité. «Je suis heureux. Le succès de ma tournée dépasse mes espérances», confie-til. Alors qu’il attendait une moyenne de 150 spectateurs par soirée, il en a parfois reçu plus de 500!

Un concert sur la crête du Chasseral était un incontournable pour Christophe Meyer, amoureux de la région. «J’adore le Chasseral et j’y viens souvent pour me ressourcer pendant les vacances», avoue-t-il. Et d’ajouter: «Mon père y tient une petite métairie, ce qui rend l’endroit particulier pour moi.» /KR
Mots clés: Les Prés-d'Orvin

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