Vous êtes ici

Les ambitions de l'UDC Andreas Sutter (avec vidéo)

Notre série de portraits consacrés aux candidats au Municipal permanent se poursuit avec Andreas Sutter (UDC), qui espère occuper le siège laissé vacant par Jürg Scherrer.

Les ambitions de l'UDC Andreas Sutter (avec vidéo)
Les ambitions de l'UDC Andreas Sutter (avec vidéo) (Video)
En une belle après-midi d’arrière-été, le candidat agrarien a choisi de nous rencontrer au bord du lac, au Restaurant du Joran. La terrasse du bistrot offre une vue incomparable sur les eaux calmes, un paysage cher à d’Andreas Sutter, qui possède un bateau amarré quelques centaines de mètres plus loin. «Effectivement, mon amour du lac de Bienne et de la navigation a guidé mon choix. Cet endroit propose un accès extrêmement objectif à la ville, un accès hélas négligé. On a l’impression que la ville tourne le dos au lac. Pourtant, cet endroit symbolise aussi pour moi le véritable catalyseur qu’a été Expo.02, qui a permis à Bienne de sortir de la dépression qu’elle vivait depuis la crise des années septante», signale Andreas Sutter, qui déplore le manque de panneaux signalétiques et pointe du doigt certaines lacunes dans la mise en valeur du site. La terrasse où nous sirotons une boisson glacée jouxte un terrain vague tapissé de gravillons, que l’actuel directeur des Travaux publics, Hubert Klopfenstein, a le projet de transformer l’an prochain en y ajoutant des bancs et des jeux pour les enfants. Un projet qui laisse Andreas Sutter assez sceptique : «Je ne sais pas si cet aménagement est une bonne solution. Je souhaiterais que nos autorités se mettent davantage dans la peau des citoyens et des visiteurs. Il faut analyser leurs besoins et construire en conséquence.»

Passionné d’urbanisme

L’urbanisme semble décidément passionner le candidat UDC. Aurait-il quelques vues sur la Direction des travaux publics? «Hubert Klopfenstein ne va peut-être pas apprécier, mais je prendrais effectivement volontiers sa place. Je pense qu’il était plus efficace à la tête des œuvres sociales. Mais je ne rechignerais pas non plus à prendre la Direction des finances», sourit Andreas Sutter. Au fait, que reproche-t-il à Hubert Klopfenstein? « Les dossiers ne sont pas suffisamment étudiés, tout comme la synchronisation entre les événements et les chantiers. Certaines priorités saisonnales devraient être respectées pour ne pas en arriver à ce que nous connaissons actuellement, soit un centre-ville envahi par les chantiers, d’où un encombrement du trafic. En fait, je crois que le problème réside dans le fait que chaque direction travaille pour elle-même, sans que le Conseil municipal n’ait de véritable stratégie globale.» 

Andreas Sutter, conseiller de ville depuis 1993 est un habitué des joutes électorales, puisqu’il se présente pour la troisième fois cette année au Municipal. A la différence des précédentes élections, où il ne se faisait aucune illusion quant à ses chances d’aboutir, il sait que l’alliance conclue entre l’UDC et le Parti suisse de la Liberté (PSL) lui offre aujourd’hui un espoir supplémentaire: «Seule, l’UDC ne représente que 15% des suffrages, soit un chiffre insuffisant pour être élu. Mais avec le PSL, on peut y arriver. Franchement, c’est la première fois que j’y crois.»

Andreas Sutter espère que l’UDC biennoise continue de bénéficier de l’effet Blocher, qui lui a valu l’adhésion de nouveaux membres suite aux élections fédérales de 2007, même s’il se sent plus proche de la tradition rurale de l’UDC que de l’aile zurichoise: «Pendant des années, j’ai travaillé dans les produits agricoles et je m’investis toujours dans le domaine viticole. Je suis d’un esprit plutôt montagnard, je me débrouille très bien tout seul dans n’importe quelle situation et j’aime motiver les autres, ce que je fais d’ailleurs dans le cadre de mes activités à l’Office fédéral de la communication.» Andreas Sutter avoue également une passion pour tout ce qui touche à la technologie: «J’aime comprendre comment on accélère un proton, comme fonctionne une usine nucléaire.» Après quelques secondes de réflexion, il poursuit: «Aujourd’hui, tout est plus dur. L’UDC adopte des positions plus extrêmes, à peine viables. Les jeunes tirent le parti à droite. Cela me met parfois dans des positions inconfortables.» Pourquoi dès lors s’allier avec le PSL? «Nous envisagions cette alliance depuis 2001 déjà. La grande question était Scherrer, qui laissait un héritage délicat. Finalement, la combinaison UDC/PSL me plaît. Nos idées ne sont pas si différentes. Et elle répond à mes propres ambitions.» /IG

-----------

Andreas Sutter s'est aussi confié à notre caméra. Pour visionner la vidéo, cliquez sur le lien ci-dessous ou sur l'icône en forme de bobine de film, en haut d'article.

Articles correspondant: Région »