Contrairement à ce que prétend le lobby nucléaire, les nouvelles centrales EPR ne sont pas moins dangereuses, bien au contraire, a-t-il assuré. Quant aux déchets nucléaires, le problème est loin d’être résolu. Il a fustigé le Conseil fédéral qui affirme que la solution se trouve dans les roches à opalinus. «Si c’était le cas, pourquoi continue-t-on à mener des recherches sur ces roches dans le laboratoire du Mont-Terri?», a-t-il lancé.
En tout cas, les huit à dix milliards de francs que coûte une nouvelle centrale nucléaire seraient bien mieux investis dans les énergies renouvelables: de tels moyens permettraient de produire deux fois plus d’électricité qu’avec le nucléaire, et cela permettrait aussi de créer dix à quinze fois plus d’emplois.
A propos de la centrale de Mühleberg, Christian van Singer a constaté qu’au moment où les autorités suisses donnaient le feu vert à l’autorisation d’exploitation illimitée de la centrale, celles de l’Etat du Vermont, aux Etats-Unis, décidaient de fermer une centrale identique, mise en service la même année, l’installation n’étant plus jugée assez sûre.
A lire dans notre édition de mercredi
- Connectez-vous ou inscrivez-vous pour publier un commentaire
