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Le barde imérien séduit les mennonites

Après avoir conquis le Vatican en 2007, Christophe Meyer a séduit tout Mont-Tramelan et son accueillante communauté mennonite mardi soir. C'était lors de la 2e étape de sa tournée «En Campagne».

Le barde imérien séduit les mennonites
Michel Bourqui

Quel charme et surtout quel charisme et quel talent pour ce barde des temps modernes, qui a décidé, cet été, de faire le tour, non pas des tavernes celtes, mais des métairies du Jura historique. Ainsi, après avoir entamé son périple de la bonne humeur et de la musique joyeuse lundi dernier à Alle, il était mardi soir à Mont-Tramelan. Plus précisément à la métairie des Princes, un lieu symbolique méconnu de l'histoire des mennonites sur les hauteurs jurassiennes.

Revenons à notre barde imérien exilé à Asuel, enfin de retour à ses racines jurassiennes. Lui qui a bourlingué sous toutes les latitudes comme musicien professionnel, auteur, compositeur et interprète, consomme aujourd'hui son art comme son hobby. De préférence en soirée puisque la journée il fait dans le meuble. Eh oui, c'est une autre facette de l'ex-leader du groupe Fou, qu'il exerce dans son échoppe à Develier. Christophe Meyer, c'est à la fois une tronche, un surdoué et surtout un mec heureux, bien dans sa peau. Un rire à dérider un corbillard, une joie communicative, associée à un bagout incroyable. Bref, la joie de vivre à l'état pur qu'il véhicule merveilleusement bien par le biais de ses chansons et de ses rythmes. Il chante la vie au quotidien, la tourne en dérision ou, parfois sous le couvert de l'humour, raconte des histoires vraies de chez nous. Tendre et gouailleur, il embarque tout le monde dans son aventure et ça fait du bien, merci l'artiste?

Ce voyage extraordinaire c'était à la métairie des Princes à Mont-Tramelan ou, selon les anciens écrits, au «Furstenberg». Une bâtisse agricole, dont l'histoire remonte à 1840, à l'époque de ses bâtisseurs, les Houriet. Jusqu'en 1896 et des poussières, c'était un bistrot et même un cabaret. En 1897, cette ferme est alors acquise par Samuel Gerber et transmise dans la famille de génération en génération jusqu'à ce jour. Actuellement, elle est exploitée en communauté par l'un des descendants Fred Gerber, associé à Frank Amstutz. Le bâtiment a, par le passé, abrité à l'étage un atelier d'horlogerie, qui a ensuite accueilli vers 1900 la première école mennonite de Mont-Tramelan. Ecole devenue publique, puis transférée vers 1950 dans le bâtiment scolaire actuel.

Aujourd'hui, cette pièce de la ferme sert de salle de réunion à la communauté mennonite du lieu. La métairie des Princes est en fait aujourd'hui une exploitation agricole où Fred et Rahel Gerber ainsi que leurs quatre enfants vivent heureux. Mardi passé, avec l'aide de leurs amis Thomas et Anne-Catherine Gerber, ils lui avaient redonné, l'espace d'un soir, son rôle passé de métairie. La grande fête animée par le barde Christophe Meyer y a réuni plus de 150 convives. /MSB

Mots clés: Mont-Tramelan

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