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Des lettres de menaces
Dès la mi-juillet, plusieurs échanges de lettres du retraité avec le préfet de Bienne, Werner Könitzer, ont laissé supposer un risque de menaces. «Vu le contenu de ces lettres, on pouvait conclure qu’il était en état de confusion psychique», explique le préfet. La préfecture de Bienne a d’ailleurs été mise sous surveillance policière hier. Le retraité aurait du comparaître devant un psychiatre pour une expertise. Avant même le drame, des mesures avaient été induites en vue d’une éventuelle privation de liberté à des fins d’assistance.
Entre mercredi après-midi et jeudi, les forces d’intervention ont tenté plusieurs fois d’entrer en contact avec le propriétaire de la maison. La situation est montée en puissance peu après 1 heure du matin. L’homme est brusquement sorti de sa maison et a ouvert le feu sur les forces d’intervention. Un policier a été grièvement blessé. Il a été transporté à l’hôpital en ambulance afin d’y être soigné. Ce dernier a été opéré et sa vie est hors de danger. On ignore toutefois quel sera son avenir, a précisé Hans-Jürg Käser devant la presse, visiblement ému.
A la suite de ces événements, la propriété du forcené ainsi que le voisinage ont été fouillés afin de retrouver le tireur. Des chiens de police ainsi qu’un hélicoptère de l’armée équipé d’une caméra infrarouge ont été utilisés. En début d’après-midi, il est apparu que l’homme recherché ne se trouvait plus dans sa demeure. Malgré des mesures de recherches intensives, l’homme n’a pour le moment pas encore pu être interpellé.
Pour des raisons de sécurité, plusieurs propriétés environnantes ont été évacuées.
Une quarantaine de personnes sont touchées et une partie d'entre elles a été placée dans un abri de la protection civile. Pour l'instant, personne ne peut rejoindre son domicile.
Les élèves de l’école des Tilleuls ont également été évacués. Les écoliers les plus
âgés sont rentrés chez eux alors que les plus jeunes ont été transportés en bus au
centre ville où ils sont encadrés par des enseignants.
L’engagement des forces de police reste de grande envergure. La police cantonale bernoise peut compter sur la présence de forces d’intervention provenant de plusieurs cantons. Les pompiers, les ambulanciers ainsi que les autorités de l’inspectorat de police de la ville de Bienne ainsi que la protection civile sont également mis à contribution. «Nous cherchons partout», a expliqué François Gaudy, chef de la police région Jura bernois-Seeland sans plus de détails. Plus d'une centaine de policiers sillonnent la ville de Bienne. Pour François Gaudy, la population ne doit pas être déstabilisée mais il appelle à la prudence.
«On doit craindre qu'il soit armé et cela représente toujours un danger pour la population», a ajouté François Gaudy. Le responsable a indiqué qu'il s'agit d'un fusil mais n'a pas précisé s'il s'agissait d'une arme militaire ni si le fugitif était en possession d'un permis de port d'armes.
«Ce n'est pas un échec pour la police mais nous regrettons ce qui s'est passé», a ajouté François Gaudy. La police bernoise avait reçu le renfort d'unités d'élite zurichoise et bâloise. Le fuyard âgé de 67 ans vivait de manière recluse. Son coup de folie a été déclenché par l'annonce de la vente aux enchères de sa maison.
A ne pas manquer dans notre édition papier de demain: notre page spéciale consacrée à ce sujet.
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