Avec seulement trois élus au Conseil de ville, contre sept lors de la précédente législature, le PSL doit s’allier avec l’UDC s’il n’entend pas être définitivement marginalisé. Pour le politologue bernois, Jürg Scherrer n’a pas assuré la survie politique de son parti après son départ de la vie politique biennoise.
La déroute de cette formation s’explique à la fois par l’absence de son leader, qui ne s’est pas engagé dans la campagne, ainsi que par la démobilisation d’une partie de son électorat traditionnel. L’alliance scellée entre l’UDC et le PSL n’a profité à aucun des deux partis.
Pour le Conseil municipal permanent, la droite dure n’a obtenu que quelque 14% des suffrages. Au Conseil de ville, l’ex-Parti des automobilistes n’a recueilli que 4,3% des suffrages, contre 10,7 % il y a quatre ans. Le Parti de la Liberté conserve toutefois un dernier représentant au Conseil municipal non permanent avec René Schlauri.
Pour la section cantonale bernoise du Parti de la Liberté, ce naufrage est imputable à René Schlauri, président de la section biennoise. Le comité central l’accuse principalement d’avoir constamment cherché la confrontation avec lui et décidé seul de renoncer aux services de Jürg Scherrer. La section cantonale a annoncé, dans un communiqué, avoir pris acte de ce mauvais résultat électoral. Il sera analysé lors de la prochaine séance du parti et «les conséquences logiques et nécessaires devront être tirées». /ats-mas
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