Flambant neuf, le lieu doit son existence à Martin et Sandrine qui étaient présents sur le chantier du premier coup de pioche jusqu'aux dernières finitions. Le couple est, entre autres, à l'origine d'une partie des plans et Martin s'est improvisé manager des travaux avec brio, se passant du même coup de la note d'architecte, à la sueur de son front. De quoi décoiffer le visiteur et lui donner à ressentir l'âme d'un projet réunissant toute une famille. «Au début des travaux, je revois encore notre petit dernier de trois ans couper des cervelas pour le dîner des ouvriers», se souvient Sandrine, maman émérite de quatre enfants. Il faut dire qu'elle a également mis la main à la pâte, s'occupant de divers travaux dont la peinture.
Déjà vivant par son histoire, l'endroit n'a eu de cesse de s'animer au cours de la soirée, au son brut et enjoué du désormais vagabond estival Christophe Meyer, accompagné de sa gratte et de son charisme. Venu sans son neveu batteur, il a pu compter sur les convives qui - il est à peine nécessaire de le préciser - sont venus nombreux.
Entre grillades, frites et meringues à la crème, l'assistance a cru un instant pouvoir se prélasser, mais il n'en fut rien et c'est sans se faire prier que le troubadour réquisitionna son public pour mimer ses chansons et frapper le tempo. Et hop les enfants grimpent sur le dos des adultes et entament une imitation des chameaux sur la chanson aux accents exotiques «La Damassine», avant de redescendre pour entraîner la moitié de l'assemblée dans une queue leu leu.
Entre deux accords du titre éponyme du dernier album «En campagne», les hôtes de la soirée confient ne pas avoir accueilli l'événement par hasard. «Nous sommes une famille de musiciens et nous apprécions toute occasion de partager un moment ensemble autour de la musique» explique Martin avant de passer la parole à son épouse: «Je joue de la contrebasse dans le groupe de musique folklorique «Rufener-Buebe» et également dans «La Mélodie des Eoliennes» avec Kevin, notre aîné de 15 ans, qui y fait de la schwyzoise. Inviter un autre style chez nous, c'est aussi apprécier la diversité et montrer que nous sommes ouverts.»
Après la fête, la petite famille a repris le chemin de l'alpage, au Pienibon sur les hauteurs de Courtelary, où ils vivent durant la période estivale. /JS
- Connectez-vous ou inscrivez-vous pour publier un commentaire
