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Habituellement calme, le Graitery s’est réveillé!

Chanteur, guitariste et incroyable «metteur d’ambiance», Christophe Meyer a attiré lundi soir près de 300 personnes à l’Auberge du Graitery. L’occasion pour Le JdJ d’évoquer ce lieu situé sur les hauteurs de Court.

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Habituellement calme, le Graitery s’est réveillé! (Video)
Thérèse Studer et Frédy Weber se sont installés sur le Graitery en 2006. «Je n’aurais pas quitté la Montagne de Moutier pour aller dans un endroit vieillot. Mais là, c’était si beau et si convivial», s’exclame Thérèse en parlant de l’auberge, qui avait été rénovée après avoir brûlé en 1997.

Locataires des lieux, Thérèse et Frédy possèdent la particularité d’être les seuls habitants à l’année sur le Graitery. Autre spécificité: l’auberge est alimentée par de l’eau de pluie uniquement (filtrée aux UV avant consommation). En période de sécheresse, cela ne suffit pas pour abreuver les 85 pièces de bétail en estivage. «Cette année, avec le tracteur, j’ai déjà amené 70 000 litres d’eau depuis le village», relève Frédy.

Parfois derrière les fourneaux pour préparer des entrecôtes, parfois dans les pâturages pour veiller aux animaux, Frédy porte une troisième casquette: celle de facteur à temps partiel. En effet, le matin, il se rend au village de Court pour distribuer le courrier.

En hiver, l’homme se charge de déblayer la route. Parfois, il descend même au travail avec le tracteur à lame. «Lorsqu’il neige, plusieurs personnes ne montent pas à l’auberge parce qu’elles ont peur de la route. Mais celleci est toujours bien ouverte!», précise Thérèse, qui gère à merveille la cuisine.

L’Auberge du Graitery est ouverte toute l’année, hormis les mercredis et les jeudis. Pour y accéder depuis la sortie de Court (direction Moutier), il faut prendre la route à droite en direction de Gänsbrunnen. Après quelques kilomètres, un panneau indique un chemin non goudronné et l’auberge. /MBA


De sacrés dromadaires

Lundi soir, il n’aura fallu que quelques minutes à Christophe Meyer pour emballer les 300 personnes présentes – une estimation – à l’Auberge du Graitery. Et lorsqu’un enfant est venu lui demander s’il était permis de danser sur les tables, le chanteur s’est empressé de lui répondre par l’affirmative! Car à un concert de Christophe Meyer, le public ne fait pas qu’écouter. Il chante, danse du ventre, tape des mains, monte sur les bancs, fait la révérence, joue au petit train, imite des kangourous, des dromadaires et des cheiks arabes… Bref, il participe! Au rayon des anecdotes, on relèvera que l’enthousiasme des Courtisans a eu raison d’un banc.

Jouant à la fois pour le public installé dans la grange et pour celui assis sous une bâche à l’extérieur, Christophe Meyer s’est donné afin de satisfaire un maximum de personnes. Pari gagné! /mba



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