
Mobilisation sans précédent, tension palpable, candidats surmotivés: tous les ingrédients d’un excellent suspense étaient réunis. Et les spectateurs n’ont pas été déçus. En préambule, Ralph Thomas a procédé à une brève analyse de la situation du Parti socialiste biennois. L’ancien conseiller de ville constate que de nombreux Biennois souhaiteront sans doute élire un candidat de droite pour succéder à Hans Stöckli: «Ils voteront en conséquence en faveur d’Hubert Klopfenstein. Nous savons aussi que la majorité absolue est en vigueur au premier tour du scrutin. La question qui se pose à nous ce soir est la suivante: quel candidat socialiste est susceptible de recueillir le plus de voix?» Selon Ralph Thomas, Barbara Schwickert est la candidate la plus «dangereuse», car elle va recueillir de nombreuses voix parmi l’électorat féminin, ainsi qu’à droite. «Erich Fehr n’a certes jamais dirigé une direction municipale, mais il peut se targuer d’une connaissance approfondie des dossiers. PierreYves Moeschler a la force de l’expérience, tant à l’exécutif qu’au Grand Conseil.» Succéder au grand communicateur Stöckli est un véritable défi. «La presse a parfois reproché à Pierre-Yves Moeschler de mal communiquer… La question est de savoir qui, de lui ou d’Erich Fehr, saura rallier le plus de citoyens à sa cause», poursuit Ralph Thomas. Selon lui, rien n’est acquis pour le PS: «Et il ne fait aucun doute que Barbara Schwickert va se battre pour gagner cette élection. A nous de montrer de quoi nous sommes capables!»
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