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Barbara Schwickert, passionnée de nouvelles technologies (avec vidéo)

La tête de liste des Verts, Barbara Schwickert, a choisi de rencontrer le JdJ à la Haute école spécialisée bernoise d’ingénieurs. Preuve de l’intérêt des écologistes pour les nouvelles technologies.

Barbara Schwickert, passionnée de nouvelles technologies (avec vidéo)
Barbara Schwickert, passionnée de nouvelles technologies (avec vidéo) (Video)
Barbara Schwickert nous accueille à l’entrée de l’Ecole d’ingénieurs, à la rue de la Source 21. «J’ai cherché un endroit susceptible d’illustrer les points centraux de la campagne des Verts, qui sont l’écologie et la durabilité», explique la candidate au Municipal permanent en nous emmenant dans les sous-sols de l’établissement.
Derrière une porte protégée par un système de sécurité se cache le laboratoire de mécatronique, où sept ingénieurs planchent sur des convertisseurs pour cellules photoélectriques susceptibles de remplacer les moteurs à combustion. «Evidemment, nous aurions aussi pu nous rencontrer dans un espace vert, au milieu d’un champ, sourit Barbara Schwickert, mais je tenais à montrer que les Verts s’intéressent aux nouvelles technologies. Dans ce domaine, il reste beaucoup à faire, notamment dans les énergies renouvelables et de l’efficacité de la consommation d’énergie. A cet égard, l’Ecole d’ingénieurs fait figure de précurseur car elle était en Australie il y a 21ans déjà avec son Solarmobil. Les ingénieurs et les étudiants planchent sans cesse sur de nouveaux projets visant à apporter des alternatives aux énergies actuelles.» Barbara Schwickert insiste sur le fait que les Verts souhaitent sensibiliser les autorités biennoises à cette problématique:«C’est d’ailleurs pour cela que nous avons déposé notre initiative communale pour la protection du climat. Nous avons déjà récolté 1500 signatures, soit plus des trois-quarts de ce qui est nécessaire. Nous espérons la déposer d’ici aux élections.»
Le thème de l’écologie n’est aujourd’hui plus l’unique apanage des Verts, loin s’en faut. Comment Barbara Schwickert analyse-t-elle cette propension des autres partis à plaider la cause écolo? «Qu’ils soient de gauche ou de droite, les partis ne parlent écologie que pendant la campagne électorale... Mais dès qu’il s’agit de retrousser ses manches et de concevoir des projets concrets, ils ne votent pas avec nous! A Bienne, heureusement, les relations inter-partis sont efficaces. En revanche, il manque encore une vision d’ensemble, qui permette de concevoir la durabilité à long terme.» Aujourd’hui, les thématiques chères aux Verts ne se cantonnent plus à la seule écologie. «Effectivement, le parti a élargi son champ de compétences. Notre trinité pourrait se résumer ainsi:écologie, économie et domaine social.»
A force de ratisser toujours plus large, la formation politique ne risque-t-elle pas de se disperser? «Nous sommes clairement toujours un parti de gauche, argue Barbara Schwickert, contrairement aux Verts libéraux qui laissent complètement tomber l’aspect social dans leur campagne.» A propos, son parti ne risque-t-il pas d’être parasité par ces autres Verts? «Une cravate verte ne suffit pas pour faire un programme.»
Si elle est élue, la cheffe de file des Verts serait intéressée par chacune des cinq directions, avec une petite préférence pour les travaux publics: «Il faudra réfléchir lors de la prochaine législature à une nouvelle répartition des cinq directions, ceci afin de mieux garantir la représentation démocratique des femmes et des Romands. Je pense aussi que la direction de Pierre-Yves Moeschler est beaucoup trop grande.»
A propos de son rival socialiste, Barbara Schwickert n’a-t-elle pas le sentiment que le PSRla considère comme la femme à abattre? «Très franchement, cette situation n’est pas très agréable ni facile à vivre. Je comprends que le choix d’un ou une candidate ne soit pas évident cette année pour les femmes romandes. Mais je regrette que la discussion se limite à la problématique «vote femme» contre «vote francophone». Les Verts souhaitent occuper le siège laissé libre par Jürg Scherrer. Ainsi, les femmes et les Romands seraient représentés. Il est arithmétiquement possible que la gauche occupe trois sièges.» /IG

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Barbara Schwickert s'est aussi confiée à notre caméra. Pour visionner la vidéo, cliquez sur le lien ci-dessous ou sur l'icône en forme de bobine de film, en haut d'article.

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